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repetitriceRéflexions sur la pédagogie et le soutien scolaire. Pour une école citoyenne et solidaire.

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W. Sh.

Copinage

J'ai déménagé mon blog

Par repetitrice :: dimanche 30 mars 2008 à 15:09 :: Général
J'ai déménagé mon blog à :


http://soutienscolaire.wordpress.com/

rechercher efficacement de l'info sur internet (1)

Par repetitrice :: dimanche 10 février 2008 à 20:48 :: ressources pédagogiques
Vous avez l'habitude d'internet : passer directement au post : rechercher efficacement de l'info sur internet (2).

Généralités

Avant même d'allumer votre ordinateur, je vous conseille très vivement de réfléchir à l'avance aux mots-clés que vous souhaitez utilisez pour votre recherche.


Regardez vos notes de cours, quels sont les mots qui semblent importants ? Quelles définitions devez-vous absolument connaître ? Très souvent, une recherche documentaire efficace passe par l'emploi d'un vocabulaire spécifique.


Partez du principe que le moteur de recherche ne lit pas dans vos pensées. Il a besoin que vous lui donniez des indications le plus précises possibles. Si vous tapez « sang » par exemple, il ne sait pas si vous intéressez à la religion (le sang du Christ, etc.), au corps humain, à la filiation (les liens du sang), etc. L'utilisation d'un vocabulaire spécifique (exemple : sang, veine, globule rouge) permet au moteur de recherche de comprendre votre demande.

Plus votre culture générale est grande et plus il sera facile pour vous de trouver rapidement une information pertinente. On peut souhaiter avoir une grande culture générale mais ne pas l'avoir. Si vous êtes dans cette situation, il y a un outil formidable : le dictionnaire Larousse. Vous prenez ce que vous savez à la base, vous recherchez les termes dans le dictionnaire pour avoir des mots clés.

Exemple :
envie de faire un exposé sur le sang dans le corps. Vous regardez la définition de sang. D'emblée, le dictionnaire emploie tout une série de mots qui sont autant de mots clés possibles.
« Sang : liquide rouge qui circule dans les artères, les veines et les capillaires sous l'impulsion du coeur, et qui irrigue tous les tissus de l'organisme (...). » (Larousse 2007, p.957)
Voyez les mots clés possibles : sang, liquide, artère, veine, capillaire, coeur, organisme.

Dans la deuxième partie des dictionnaire, il y a les définitions de ce qui est appelé « les noms propres ». En clair, les noms de personnes célèbres, les noms d'événements historiques (exemple : révolution de 1848), les noms de pays ou de lieux. Si vous cherchez des mots-clés sur une personne, un événement ou un pays, c'est dans cette deuxième partie du dictionnaire qu'il faudra chercher.

Exemple :
Si je souhaite faire un exposé sur le Guatemala, je vais rechercher « Guatemala » . Dans ce cas, je réalise rapidement que les mots-clés possibles ne seront pas les mêmes selon ce dont je veux parler. Est-ce que je veux parler de l'histoire du Guatemala ? (mots clé possibles : colonisation, histoire, indépendance, maya par ex. )

Est-ce que je veux parler de son économie ? (mots clés possibles : économie, café, exportation, fournisseur)

Est-ce que je veux parler de sa géographie ? De sa culture ? De son système politique ? Autant de thèmes, autant de mots-clés différents. Bref, il y a beaucoup trop de mots-clés. Si je me lance maintenant, je vais me noyer sous l'information.


Le petit détour par le dictionnaire me permet de réaliser qu'avant de faire une quelconque recherche sur internet, j'ai intérêt à préciser mon sujet. Décider par exemple si je parle du passé ou de maintenant. A cette étape, je vous suggère de discuter avec votre enseignant et de lui poser des questions, y compris de lui demander des mots clés !

Vous pouvez dire un truc du style : « j'aimerais faire un exposé sur...................................... et j'ai pensé rechercher de l'information sur internet avec les mots clés suivants.................(vous donnez une liste de mots clés), qu'est-ce que vous en pensez ? Ça joue ou pas ? ».

 

Petite parenthèse sur la réussite scolaire :

Pour réussir à l'école, il faut apprendre à poser les bonnes questions au bon moment ! Les plaintes (« c'est trop dur ! », « c'est un truc de ouf ! ») ou les questions très vagues («je fais comment ? ») donnent peu de résultats et irritent pas mal les profs (ça leur donne l'impression que vous essayez qu'ils fassent le travail à votre place). Les questions précisent vous rapportent beaucoup plus. Les moteurs de recherche ne lisent pas dans vos pensées. Ils ont besoin d'indications précises. Les profs aussi, en général.


rechercher efficacement de l'info sur internet (2)

Par repetitrice :: dimanche 10 février 2008 à 10:50 :: ressources pédagogiques

Si vous avez peu l'habitude de rechercher de l'info sur internet : lire d'abord le post : rechercher efficacement de l'info sur internet (1)

 

Quelques trucs pour rechercher efficacement de l'information sur internet

 

1) mettre plusieurs mots clés

Exemple :
vous recherchez des infos sur l'Egypte du temps des pharaons. Vous pourriez taper dans le moteur de recherche : Egypte histoire pharaon pyramide momie.

Vous écrivez ces mots les uns à la suite des autres. Ne pas mettre de déterminant ou de préposition (ils ne seront pas pris en compte).
Avantage : circonscrire le sujet dès le départ. Avec une recherche de ce type, vous devriez éviter que les premiers sites qui apparaissent soient des sites de voyage en Egypte, de croisières sur le Nil, des résultats de l'équipe de foot égyptienne (surnonmmée « les pharaons »), etc.
Si il y a trop de mots-clés et que le moteur de recherche ne trouve rien, vous en enlevez un ou deux.

 

2) mettre l'année en mot clé

Exemple :
vous recherchez des infos sur la révolution française. Vous pourriez taper : révolution française 1789.

Avantage : le même : circonscrire le sujet dès le départ. Vous évitez ainsi que les premiers sites qui apparaissent concernent la révolution internet, la révolution russe, etc. Là aussi, vous gagnez beaucoup en efficacité.

 

3) vous recherchez une définition ? Mettez-le mot dont vous recherchez la signification + le mot « définition » comme mot-clé.

Exemple : vous recherchez la définition de l'irrigation. Vous tapez simplement : irrigation définition.

 

4) utilisez les guillemets pour contraindre le moteur de recherche à se centrer sur une expression ou un nom en particulier.

  • Exemple : vous recherchez des infos sur la circulation sanguine, vous tapez « circulation sanguine ».
  • Thème : « Martin Luther King » : vous pourriez taper : « I have a dream » King.
  • But : retrouvez les paroles d'une chanson dont vous ne vous souvenez que d'un petit bout. Exemple : « les brunes ne comptent pas pour des prunes ». (extrait d'une chanson de Lio)
  • Vous cherchez des infos sur une personne en particulier (homme/femme politique, chanteur/euse, personnage historique etc). Vous tapez dans le moteur le nom entier (prénom + nom de famille)entre guillemets.
    Plus le nom est commun, plus ce truc est important. Mais par forcément suffisant. Des Taylor, des Li (cauchemar absolu : ils sont un million !), des Smith, des Schmitt et des Scott, il y en a à la pelle. Alors pour l'économiste Adam Smith, vous auriez intérêt à taper : « Adam Smith » économie.

 

5) consulter l'encyclopédie online et gratuite Wikipédia pour rechercher des mots clés (pour une recherche de niveau moyen-avancé)

Cette encyclopédie collaborative existe en de nombreuses langues. N'hésitez pas à changer de langue si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez. Il est évident que vous trouverez davantage d'informations sur un poète arabe sur Wikipédia en arabe, sur Lisbonne dans Wikipédia en portuguais, etc. Attention à croiser les informations si vous étudiez un sujet très « chaud » (surtout les questions liées à la religion ou/et les conflits toujours en cours. Exemple type : guerrei civile au Sri Lanka))

 

6) inclure les extensions dans votre recherche (pour une recherche de niveau avancé)

Un site avec edu est presque toujours un site à vocation pédagogique (sites des universités, etc.).
Un site avec org est forcément un site d'une organisation ou d'une agence onusienne.

Exemples :
je recherche le site officiel de l'Organisation mondiale de la santé (une agence onusienne) : je tape : OMS org. Les 2 premiers sites qui apparaissent ont 100 % de pertinence.
je recherche le site officiel de la Croix-rouge : je tape : org croix rouge : j'arrive directement sur le siège en Suisse. Sans le org, je tombe sur une multitude de sites qui concernent les sections locales de la Croix rouge. Moins intéressant.
je recherche le taux de contamination par le virus VIH en Chine : je tape org Chine VIH. Là aussi, récolte d'informations plus pertinentes que sans le org.

 

Surtout, ne pas hésiter à combiner ces stratégies !

Exemples :

 

Posts sur des thèmes parents :

Le temps de la réussite

Par repetitrice :: mercredi 16 janvier 2008 à 16:35 :: ressources pédagogiques
Face à un(e) élève qui est "en retard" sur le programme de sa classe, la tentation est grande de faire un marathon explicatif. Je t'explique ce que tu n'avais pas compris et dès que tu l'as compris, je t'explique le truc suivant, vite, vite, vite.

Avec l'expérience, j'essaie de ne pas céder à cette impulsion. Je t'explique ce que tu n'as pas compris et une fois que tu l'as compris, je te fais faire des exercices sur cette chose que tu maîtrises maintenant. On fait du sur place pour que tu es le temps de réussir. Il faut accepter de perdre du temps. C'est la condition pour que tu reprennes confiance en tes capacités d'apprentissage. Je remaque que c'est la bonne voie par ton attitude. Tu poses des questions plus générales, tu te détends.


Révisions de vocabulaire

Par repetitrice :: jeudi 16 août 2007 à 21:43 :: ressources pédagogiques
Réviser le vocabulaire est une activité rébarbative mais incontournable pour quiconque veut acquérir un certaine maîtrise d'une langue seconde.

Ce sera jamais fun mais ça peut être un minimum intéressant quand même.

 

Vous vous souvenez de mon blabla sur la théorie de mémoire de travail ?


"(...), nous avons d'autant plus de chances de retenir un élément que celui-ci est familier (fréquence d'occurence ; ndlr : occurence =  nombre de fois que cet élément apparaît) et sa connexité, ou le nombre et la force des relations qu'entretient l'item considéré avec les autres informations du même domaine."

 

Un mot, on s'en souvient d'autant mieux qu'on l'a vu souvent et relié à toutes sortes de mots et contextes différents. Par conséquent, si on révise en reprenant les pages d'un livre de voc l'une après l'autre, on augmente certe la familiarité, mais question connexité, c'est proche de zéro. L'efficacité est donc limitée.

 

D'où cette proposition : travailler par thématique - si possible personnellement implicantes (un moyen d'augmenter la connexité).Préférer des inventaires un peu étrange, tout sauf la manière dont votre livre a déjà classé les mots. Exemple :

 

Paris Hilton       NASDAQ    chat, internet     tendresse    les machos    l'urbanisme   réchauffement climatique     la honte

 

 

Vous vous créez un petit classeur et les thèmes sont les en-têtes. Puis procédez en 3 étapes :

Première étape :

Prenez le premier thème, ici Paris Hilton. Par association d'idée (donc sans trop réfléchir, très rapidement), vous pensez à trois mots qui vous viennent à l'esprit.
Ce pourrait être : superficiel, très riche, paumée.
Ces trois mots en question, est-ce que je les connais dans la langue que je veux apprendre ? Si non, je les cherche dans le dico. Puis pour chacun des trois mots je cherche également 3 mots.
Ce pourraît être :

superficiel :  apparence, vanité, faux ;
très riche : château, palace, bijoux ;
paumée : seule, mal conseillé, alcoolisé.

Ces mots, est-ce que je les connais ? Si non, retour à la case dictionnaire.

2ème étape : vous représentez graphiquement les connexions entre ces mots sous forme d'un arbre avec des branches. Vous pouvez enrichir cette représentation graphique de tout ce que vous voulez.

3ème étape : Vous recherchez des mots dans votre manuel habituel de vocabulaire qui ont trait, d'une manière ou d'une autre, à votre thématique "Paris Hilton" ainsi créée. Vous les écrivez en colonne, avec d'abord le mot en français et ensuite le mot dans la langue à apprendre. C'est cette nouvelle liste que vous apprenez par coeur selon votre méthode habituelle.

Cette méthode est un bon moyen de réviser et d'évaluer l'ampleur de vos éventuelles lacunes en vocabulaire.

PS : Si vous avez du mal à trouver des associations d'idées, chercher les thématiques dans Google ou Yahoo.

Motiver un jeune à travailler régulièrement

Par repetitrice :: jeudi 28 juin 2007 à 10:50 :: Général
Réponse à une question de zazou99 : comment motiver un jeune à travailler régulièrement et pas à la dernière minute ?

Plusieurs possibilités :

faire appel à un modèle : que ce soit en danse, en sport, en musique etc. , même les plus grands s'astreignent à des répétitions quotidiennes. Eux visent l'excellence. Si nous visons la moyenne, pas besoin de cet effort incessant, mais tirons des leçons de leur pratique. Même la meilleure chanteuse de rap, si elle avait l'idée saugrenue d'inventer une chanson et de la présenter pour le concert du lendemain, quelle seraient ces chances de succès ? Que dire de nous, humble mortels moins doués de talents ?

Deuxième possibilité : faire appel aux connaissances du
fonctionnement de la mémoire : ce qui est appris juste avant une épreuve a peu de chances d'être retenu sur le long terme. Selon la théorie de la mémoire de travail, nous avons d'autant plus de chances de retenir un élément que celui-ci est familier (fréquence d'occurence ; ndlr : occurence =  nombre de fois que cet élément apparaît) et sa connexité, ou le nombre et la force des relations qu'entretient l'item considéré avec les autres informations du même domaine.

Exemple : si vous êtes un passionné de voitures, vous retiendrez rapidement le nom d'un nouveau modèles et ses qualités propres que vous comparerez avec celles d'anciens modèles de la même marque, d'autres marques etc. (familiarité + connexité fortes). Si les voitures ne vous intéressent pas, vous comprendrez rien à ce genre de discussion, vous retiendrez peu de temps le nom de la voiture en question et vous attendrez la fin de la discussion en sirotant un café (familiarité + connexité proche de 0).

Ce qui précède nous fait comprendre que l'apprentissage de quelque chose à la dernière minute a bien des chances de disparaître rapidement dans les oubliettes de notre cerveau. Parce qu'il n'y a pas de familiarité (on l'a vu la veille + en cours, soit seulement 2 occurences) et l'item est sans doute mal connexé (on a pas eu le temps d'avoir des associations d'idées, de voir le lien avec le reste du cours, une autre matière etc. ). En revanche, un apprentissage étalé sur plusieurs jours, des révisions de temps à autre, ont de bien plus grandes chances de donner un résultat probant. Ce qui essentiel parce que les programmes scolaires sont pour l'essentiel bâtis en forme de spirale : l'année d'après, on reviendra sur cette notion en l'aprofondissant. Bref, cet oubli précoce portera à conséquences. Si on a de la peine dans une branche, c'est bien souvent parce que les différents items sont mal connectés (il y a des pans du programmes non assimilés) et pour s'améliorer, il faut recréer des liens entre ces différents items, et ça, ça prend du temps !
Cela dit, si c'est quelque chose qui nous passionne, tout élément entrant a d'emblée une forte connexité et un apprentissage à la dernière minute ne nuit pas vraiment. Si j'ose un exemple personnel, lorsque je cherche un mot dans mon dico d'anglais, je m'en souviens à vie (pour des raisons liées à mon histoire personnelle), tandis que pour l'allemand, c'est pas du tout le cas (mince alors ! Et puis c'est quoi cette manie d'avoir tous ces mots qui commencent par "ver" qu'on embrouille à l'infini !).

Troisième possibilité : proposer des stratégies d'apprentissage en adéquation avec les points forts et faibles de l'élève : plus un élève est faible en une matière, plus apprendre à la dernière minute est une mauvaise stratégie (pour les raisons exposées ci-dessus). En revanche, ça peut passer pour les branches les plus fortes. Mais là, justement, les élèves ont tendance à paufiner puisque ça les passionne ! Néanmoins, les rendre attentif à ce phénomène pour qu'il divise de manière plus judicieuse le temps qu'il consacre à l'un ou à l'autre thème.

4ème possibilité : leur donner des grilles de travail où le temps consacré à une matière apparaît graphiquement cumulé. IL est plus motivant de voir qu'on a travaillé 2h30 une matière que chaque jour une matière pendant une demi-heure.

QI ou coefficient de dissolution ?

Par repetitrice :: jeudi 21 juin 2007 à 13:54 :: Général

Dans les régions arctiques, l'utilisation d'une boussole classique ne permet pas de s'orienter, même pas un tout petit peu. (Explication du pourquoi :
ici ) . Ses réponses sont
erratiques et s'y fier est se perdre.
En situation d'évaluation, certains élèves donnent eux aussi des réponses étranges et font perdre la tête aux tests censés mesurer leurs compétences intellectuelles. Le fait de se trouver dans le cabinet d'une psychologue scolaire n'améliore pas  frocément la situation. Que dire, alors, des résultats d'un test de QI , si, comme dans une situation décrite par
Stella Baruk, l'enfant perd tous ses moyens à la moindre question ?

                          
 
 "La psychologue s'était (..) aperçue qu'il suffisait de poser une question à cet enfant (dont le résultat QI était de 41 selon le test ndlr) pour qu'il s'y dissolve littéralement. Alors, qu'aura-t-on mesuré là ? Un coefficient de dissolution ? Cet élément est-il répertorié ? Je ne vois pas que dans ce cas, (...) on ne puisse se passer de le faire intervenir. Ici, aussi étonnante que puisse paraître cette arithmétique, il annule purement et simplement la chose "mesurée". " (p. 16)

Stella Baruk (1995) Entre intelligence et intelligibilité : la question du sens en mathématiques in G. Blanchet, J. Raffier, R. Voyazopoulos (Eds) Intelligences, scolarité et réussite.
 



 

Vous me direz, en voilà des considérations intéressantes, mais quel rapport avec le soutien scolaire ? Et je vous répondrai :"j'y viens, j'y viens". Voilà : je reçois des enfants en soutien scolaire qui, confrontés à du matériel scolaire, réagissent comme l'enfant décrit ci-dessus. Pas par méchanceté ou provocation, non je ne crois pas. Plutôt par angoisse, comme stratégie d'évitement, de manière assez inconsciente je crois. Peur de faire vraiment par peur de faire faux.
J'ai eu comme élève une fille qui recopiait soigneuseusement des tonnes de verbes mais s'avérait incapable de les restituer à un travail écrit. Une autre qui recopiait des dictées avec acharnement (jusqu'à 10 fois) et de son propre gré pour l'écrire totalement faux deux jours plus tard. Des réponses abérrantes à des choses qui avaient pourtant été abordées et dont la maîtrise était presque tenues pour acquise. Et c'est cela qui était si difficile : déterminer le moment où une notion pouvait être tenue pour acquise, déterminer quand ralentir ou aller plus loin, etc. Quand cette fille a peu à peu repris confiance en ses capacités intellectuelles, elle est devenue capable de s'apercevoir qu'elle n'était pas sûre de ses réponses. Avant, elle ne laissait transparaître aucun doute et répondait souvent n'importe quoi avec une belle assurance. Elle fonçait on ne sait où (et je pense qu'elle non plus ne le savait pas) et sortait une réponse. Un peu comme les photocopieurs qui répètent inlassablement qu'il faut rajouter du papier au hasard des défaillances variées de l'appareil.

Le jeune enfant dont je m'occupe actuellement dans le cadre d'aide à l'enseignement pratique avec brio l'art de l'écran de fumée. Est-il ou ou non capable de dénombrer des objets ? Il s'évertue à brouiller les pistes. Parfois c'est juste, ou à peu près, parfois pas du tout. Ce sera possible aujourd'hui, demain non, le surlendemain en partie... (Heureusement qu'il ne subit pas des "évaluations" éclairs de ses performances, ce serait catastrophique....(ou pas, qui sait ?)).

Avant de commencer à faire un quelconque travail scolaire avec ce type d'enfant, il faut d'abord s'ingénier à les faire entrer dans une démarche intellectuelle. 


soutien scolaire : la parole aux répétiteurs/trices

Par repetitrice :: vendredi 18 mai 2007 à 0:37 :: Général

Lorsque j'ai commencé ce blog, un de mes buts était de pouvoir communiquer avec d'autres personnes actives dans le domaine du soutien scolaire - notamment des répétiteurs/trices. Jusqu'à présent, cela a assez peu été le cas (mais l'espoir demeure !).
J'ai parfois l'impression que dans la planète blog, chacun s'imagine que son blog va devenir un espace de forum. J'ai cédé à cette illusion. Peut-être existe-t-il ailleurs un blog ou un forum où des répétiteurs discutent de leur pratique ? Si vous en connaissez-un, je vous serais reconnaissante de m'en communiquer l'adresse.


Meanwhile, j'ai été surprise de trouver des témoignages de répétiteurs sur un forum de....consommation (!?!) et avec, ma foi, une grande liberté de ton. Ci-dessous, vous trouvez quelques liens vers ces témoignages sur des enseignants de différentes boîtes privées de soutien scolaire.


ACADOMIA
COMPLETUDE
KEEPSCHOOL
KELPROF

A lire ces témoignages, on constate qu'ils vont dans le même sens que le texte de l'INRP dont j'ai rendu compte en février dernier : Le soutien scolaire entre éducation populaire et industrie de service et que je ne suis pas la seule à penser que ce type d'emploi n'est pas de nature à garantir un salaire décent.

intégration scolaire (aide à l'enseignement)

Par repetitrice :: mardi 15 mai 2007 à 13:39 :: about me

Depuis quelques mois, je suis essentiellement active dans l'aide à l'enseignement. Kesako ? Je suis en classe pour aider un enfant en difficulté. Pour des raisons de confidentialité, il ne m'est pas possible de relater sur un blog mon expérience. Quelques détails et cet enfant serait trop facilement identifiable. D'où des posts moins centrés sur ma pratique actuelle (compte-rendus de lecture etc.)


 

A l'heure où les débats sur l'intégration scolaire des enfants présentant un handicap sont très vifs, je suis frappée par l'aspect très émotionnel des discours. Il y a les pour, les contre, mais pas de grande place pour les spécificités des situations. Il me semble pourtant qu'il n'y a pas de solution globale, et que si on ne veut prétériter personne, chacun devrait avoir droit à un examen attentif de sa situation. C'est une chose de réclamer plus de moyens pour l'enseignement spécialisé, des bâtiments scolaires accessibles en fauteuil roulant etc. , c'en est une autre de se réclamer pour ou contre "l'intégration" scolaire des enfants handicapés. On peut vouloir mener une politique attentive aux besoins spéciaux d'enfants spéciaux (j'en suis une chaude partisane). Il n'est pas nécessaire de construire pour autant une idéologie sur "ce qu'il faut faire pour les enfants handicapés". Je préfère et de loin, participer à des discussions sur "que faisons nous pour cet enfant-là, maintenant et ici". Entrer dans ce genre de discussion, c'est faire face à la complexité, à l'incertitude. C'est un dialogue de réseau, où chacun apporte sa compétence professionnelle et partant, un angle d'approche différent. De ce dialogue émerge alors une proposition sur ce qui semble le plus approprié, en discussion avec les parents. Parmi les solutions possibles, l'aide à l'enseignement et l'intégration dans une classe "normale". Une solution, parmi d'autres.


 

Je suis satisfaite d'avoir pu participer à ce genre d'approche. Je crois que cet accompagnement a fait sens pour l'enfant concerné. Pour moi, c'est ce qui importe. Que sa présence à l'école fasse sens, ça a été le but de mon travail et ça a été un travail. Une présence à l'école n'en garantit pas le sens. J'aimerais que tous les enseignants et parents en prennent conscience.

 

PS : J'en discute volontiers. Lancez les commentaires. Je réponds aussi volontiers à des mails (dans ce cas, merci de préciser si vous voulez rester anonyme).

mes amis les livres

Par repetitrice :: mardi 08 mai 2007 à 22:18 :: lectures récentes
  • Bernard Maris (2003) Antimanuel d'économie. 1. les fourmis. Editions Bréal.
  • Bernard Maris (2006) Antimanuel d'économie. 2. les cigales. Editions Bréal.

Ardu mais passionnant.

  • Stella Baruk (1995) Entre intelligence et intelligibilité : la question du sens en mathématiques in G. Blanchet, J. Raffier, R. Voyazopoulos (dir.) Intelligences, scolarité et réussite, pp.15-27.

Stella Baruk y démontre qu'il est insensé de penser que les résultats scolaires en mathématiques puissent être une mesure « directe » des capacités intellectuelles d'une personne.

« Le soupçon porté sur une intelligence est cela même qui la met en danger, et, encore une fois, singulièrement en mathématiques ».(p. 19)

  • Bernard Lahire (2004) La culture des individus. Dissonances culturelles et distinction de soi. Editions La Découverte/Poche.

Un pavé. Je ne suis pas arrivée au bout mais c'était quand même très instructif.
Résultats détaillés d'une vaste étude de terrain + critique de la manière dont Bourdieu a rendu compte de ses résultats dans La Distinction. Comme dans
La revanche scolaire (Bergier & Francequin, 2005), le propos s'appuie à la fois sur une analyse de données statistiques et sur des données qualitatives (extraits d'entretiens). Je vous le conseille vivement.