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Réflexions sur la pédagogie et le soutien scolaire. Pour une école citoyenne et solidaire.
| All the world's a stage, And all the men and women merely players, They haver their exits and their entrances; And one man in his time plays many parts. W. Sh. |
J'ai trouvé très
intéressant. Notamment les critiques vis-à-vis du
soutien scolaire et ses propositions de méthodes
d'apprentissage. Aussi sur l'analyse fine des difficultés
scolaires, à exprimer en termes de problèmes au niveau
1) motivation, 2) méthode de travail, 3) instrumental (par ex.
attention-concentration, lecture trop lente, etc.), 4)matière
(« retard » dans l'acquisition d'un savoir), 5)
relationnel. Un bémol : l'aspect social est ici à peu
près absent ou du moins ne dépasse pas
l'interpersonnel.
Didier Bronselaer est directeur du
Centre de réussite scolaire à Waterloo (Belgique) et il
présente dans l'ouvrage tous les avantages d'une « médiation »
psychopédagogique. Intéressant mais force est de
constater qu'il n'existe pas de tels centres partout. A ma
connaissance, il n'en existe pas dans ma région. Ce qui
existe, ce sont des centres médico-sociaux, mais pas des
centres où on « apprend à apprendre »
, qui combinent des entretiens psychopédagogiques centrés
sur les apprentissages scolaires et des heures de logopédie
etc.
En tout cas, ça m'a pas mal remis en question et ça va changer pas mal ma manière de donner des cours de soutien scolaire !
Décoiffant ! Explique comment l'école crée de toute pièce de l' »innumérisme » et catégorise « en difficulté » ceux qui n'ont pas réussi à dépasser ses propres inadéquations. Très nombreux exemples d'exercices donnés à des élèves et le pourquoi du comment ils sont mal adaptés. A sa lecture, j'ai beaucoup appris... en math et aussi sur sa pédagogie.
Une histoire d'amour. Un texte au français différent. Si j'étais prof de français, je le ferai lire pour 1) la qualité du récit, 2) faire comprendre qu'une langue est ce qu'on en fait, qu'il est légitime de se l'approprier et de jouer avec, 3) qu'une identité culturelle ou « ethnique », ça bouge aussi, c'est à construire, pas à enfermer.