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repetitriceRéflexions sur la pédagogie et le soutien scolaire. Pour une école citoyenne et solidaire.

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W. Sh.

Copinage

De l'esprit des lois

Par repetitrice :: mercredi 28 juin 2006 à 20:03 :: Général

Absurde mathématiquement, le système des notes à l'école. Cela revient à aditionner des BMW à des pâquerettes, multiplié par des moutons et divisé par l'âge de ma soeur. Si tout est possible avec les nombres, ce n'est pas le cas avec les « nombres de », ce que sont précisément les performances scolaires. Si cette absurdité perdure si facilement, c'est qu'elle a une utilité sociale. Les notes sont un outil puissant au service du système scolaire en tant que système de reproduction des inégalités sociales (cf. Bourdieu and Co, cf. aussi le lien entre l'échec scolaire et la classe sociale).

Les notes, une absurdité mathématique socialement utile. Mais l'institution scolaire n'est pas statique. D'où l'introduction – au forceps– de nouveaux systèmes d'évaluations censés constituer un feed-back utiles pour l'apprenant lui-même, des points de repère. Evidemment, je suis pour ces changements et je m'efforce de donner des feed-back aussi précis que possible.J'espère que cela améliorera l'efficacité de l'enseignement en Suisse, que diminueront également les jugements à l'emporte-pièce à l'encontre des élèves scolairement faibles, etc. Bref, que la souffrance à l'école diminuera.

Quelques expériences récentes modèrent cependant mon optimisme. Car entre le respect formel des nouvelles directives d'évaluation et le respect de l'esprit des lois, un écart existe. C'est criant sur les tests : certains enseignants n'ont changé que de manière très superficielle leur pratique d'évaluation. Les notes sont remplacées par LA (largement acquis), PA (partiellement acquis) et autres appellations obscures, des maîtresses n'ayant pas perdu leur goût des échelles et des classsements. Du coup, elles comptabilisent les justes et les faux, utilisent sans crainte une échelle « mathématique » et arrivent à des conclusions...absurdes (mais socialement toujours aussi utiles ?).

Ce test de conjugaison, par exemple, démontre que l'élève a totalement loupé le coche : elle, sort / ils, viens / je chantes / il croient / elles, vont /etc.
Il a écrit ça. Que viennent faire ici ces étranges virgules ? Comment se conjuguent au présent les verbes dont l'infinit n'est pas en -er ? Il n'en a aucune idée et c'est malheureux car c'est l'objet du test. L'enseignant a parsemé l'épreuve de quelques verbes en -er, que l'élève conjugue correctement. L'enseignante comptabilise, applique son échelle et le résultat est : « partiellement acquis ». Elle écrit, « PA », indique le nombre de réponses justes et basta. Pas une ligne pour signaler à l'élève où se situe son problème. Aussi j'exerce cette profession étrange qui consiste à donner des appuis sur des « acquisitions » virtuelles et où je constate qu'entre un texte officiel et la réalité d'une pratique, les acteurs ont le choix de résister en s'attachant au respect formel de la norme énoncée plutôt qu'à l'esprit ayant donné naissance à cet énoncé.Une grève du zèle en quelque sorte.


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