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repetitriceRéflexions sur la pédagogie et le soutien scolaire. Pour une école citoyenne et solidaire.

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All the world's a stage,
And all the men and women merely players,
They haver their exits and their entrances;
And one man in his time plays many parts.

W. Sh.

Copinage

intégration scolaire (aide à l'enseignement)

Par repetitrice :: mardi 15 mai 2007 à 13:39 :: about me

Depuis quelques mois, je suis essentiellement active dans l'aide à l'enseignement. Kesako ? Je suis en classe pour aider un enfant en difficulté. Pour des raisons de confidentialité, il ne m'est pas possible de relater sur un blog mon expérience. Quelques détails et cet enfant serait trop facilement identifiable. D'où des posts moins centrés sur ma pratique actuelle (compte-rendus de lecture etc.)


 

A l'heure où les débats sur l'intégration scolaire des enfants présentant un handicap sont très vifs, je suis frappée par l'aspect très émotionnel des discours. Il y a les pour, les contre, mais pas de grande place pour les spécificités des situations. Il me semble pourtant qu'il n'y a pas de solution globale, et que si on ne veut prétériter personne, chacun devrait avoir droit à un examen attentif de sa situation. C'est une chose de réclamer plus de moyens pour l'enseignement spécialisé, des bâtiments scolaires accessibles en fauteuil roulant etc. , c'en est une autre de se réclamer pour ou contre "l'intégration" scolaire des enfants handicapés. On peut vouloir mener une politique attentive aux besoins spéciaux d'enfants spéciaux (j'en suis une chaude partisane). Il n'est pas nécessaire de construire pour autant une idéologie sur "ce qu'il faut faire pour les enfants handicapés". Je préfère et de loin, participer à des discussions sur "que faisons nous pour cet enfant-là, maintenant et ici". Entrer dans ce genre de discussion, c'est faire face à la complexité, à l'incertitude. C'est un dialogue de réseau, où chacun apporte sa compétence professionnelle et partant, un angle d'approche différent. De ce dialogue émerge alors une proposition sur ce qui semble le plus approprié, en discussion avec les parents. Parmi les solutions possibles, l'aide à l'enseignement et l'intégration dans une classe "normale". Une solution, parmi d'autres.


 

Je suis satisfaite d'avoir pu participer à ce genre d'approche. Je crois que cet accompagnement a fait sens pour l'enfant concerné. Pour moi, c'est ce qui importe. Que sa présence à l'école fasse sens, ça a été le but de mon travail et ça a été un travail. Une présence à l'école n'en garantit pas le sens. J'aimerais que tous les enseignants et parents en prennent conscience.

 

PS : J'en discute volontiers. Lancez les commentaires. Je réponds aussi volontiers à des mails (dans ce cas, merci de préciser si vous voulez rester anonyme).

Arrêtez votre cirque !

Par repetitrice :: dimanche 03 décembre 2006 à 14:54 :: about me
Noël approche et les achats de Noël aussi. Parcourant les étalages de jouet pour jeunes enfants (mon fils a moins de 3 ans), je suis abasourdie par les prétentions des industriels du jouet. A les lire, on se demande pourquoi tout le monde n'est pas Einstein ! Ce que je trouve le plus insupportable, c'est les affirmations liées aux "ordinateurs" pour jeunes enfants qui stimuleraient leur intelligence et patati et patata. Comme dirait Coluche : "Sans blague ! Merde !". 

pistes éthnopédagogiques

Par repetitrice :: jeudi 23 novembre 2006 à 0:10 :: about me

En surfant de-ci, de-là, j'ai trouvé un blog "ANTHROPOLOGIE ET EDUCATION" avec des articles intéressants quoiqu'écrits de manière assez peu accessible.

Sous le titre "pistes éthnopédagogiques",  "Quelques pistes ethnopédagogiques à suivre qui sont autant de tentatives de définition d'une approche encore largement à construire."

  • Elaboration d'une pédagogie fondée sur l'étude du milieu;
  • Prise en compte des conditions de vie de l'enfant, des acquis pré et parascolaires, des formes de pensée et de sensibilité propres à des groupes particuliers, et des acteurs traditionnels de formation;
  • Elaboration d'instruments de mesure des connaissances;
  • Prise en compte pédagogique des diversités régionales et linguistiques, et des situations de bi et multilinguisme;
  • Etude des problèmes posés par les minorités ethniques;
  • Prise en compte pédagogique des subcultures de classes sociales;
  • Etude des problèmes pédagogiques que posent l'urbanisation et la migration, ainsi que l'éducation en milieu multiculturel;
  • Pédagogie de l'animation en vue du développement;
  • Pédagogie de l'ouverture aux autres cultures. (P. Erny)
J'ai essayé de laisser un commentaire sur le blog, mais ça a pas eu l'air de marcher.  A réessayer ?


Ce que je voulais lui dire, à ce monsieur, c'est qu'il me semble qu'une piste "éthnopédagogique" devrait aussi inclure "l'étude des problèmes posés par les majorités éthniques" : les majorités posent tout autant de problèmes à la minorité, voire plus, que l'inverse, non ? Pensons aux discriminations, racisme institutionnel, éthnocentrisme and co. Et puis les minorités, ce ne sont pas que des problèmes posés, ce sont aussi des ressources, des richesses.

Exemple concret: pour des mots d'origine latine, je demande à des élèves de parents portugais ou espagnols comment on dit ces mots dans leur langue.Souvent, l'origine latine est plus proche. Et c'est plus facile pour eux de se souvenir de ce que des mots comme "carnivore" veut dire.
A une anglophone en bagarre avec les "c'est" et les "ses", j'expliquais que "c'est" se traduit par "it's" et "ses" par "her" . Plus facile !


Cela dit, je trouve ces pistes de réfléxion très intéressantes. C'est ce vers quoi je tends. Surtout les 2 premiers, d'où ces jolis(?) bleus que je leur ai mis en arrière-fond. A mon petit niveau, j'essaie d'expérimenter ce type d'approche.

Au minimum, je fais des commentaires qui soulignent à l'élève que lui et moi partageons la même réalité sociale : "il a 239 CHF pour s'acheter des CDs ! (donnée authentique d'un exercice de math) Il a vraiment plein de fric, ce mec! J'ai jamais eu ce genre d'argent !" /
"Dans cette méthode
(AUF DEUTSCH), on voit que tous les adultes vivent dans des maisons. A mon avis, c'est parce que c'est une méthode qui part de la réalité allemande. Là-bas, avoir sa propre maison est beaucoup moins cher qu'ici. Mais bon, il y a aussi pas mal de gens qui vivent dans des immeubles, en Allemagne."

Expliciter les distances sociales présentes dans le matériel scolaire (intitulés d'exercice, choix des illustrations, etc.), les rendre visibles pour rendre visibles aussi, les normes sous-jacentes véhiculées. Avoir l'espoir que cela permet dès lors  de choisir. Choisir de se différencier de ce discours normatif et aliénant tout en incorporant le savoir véhiculé par l'école (je peux être bon en math sans posséder 239.- à gaspiller en CD, savoir nommer les différentes parties d'une maison individuelle quand bien même je n'en posséderai jamais une, etc. ). C'est l'objectif. Pas toujours atteint.

"Pédagogie de l'ouverture aux autres cultures". Souvent, les gens se refusent à faire de l'interculturel. Ce serait de la matière "en plus", une "surcharge" qu'on hésite à imposer. Personnellement, je suis assez frappée par l'obstination avec laquelle le programme scolaire vaudois aborde les grandes découvertes (Colomb et consorts) sans mentionner, ne serait-ce que d'une phrase, que la chute de l'empire byzantin et la naissance de l'empire ottoman ont été une des raisons des dites découvertes : les Ottomans contrôlant dorénavent la route vers l'Est, il devenait rationnel d'investir dans de coûteuses expéditions à la recherche de voies commerciales alternatives...Prendre en compte l'autre, c'est souvent s'aider à se comprendre soi-même.


petit toilettage automnal

Par repetitrice :: mardi 07 novembre 2006 à 0:57 :: about me
Je me suis aperçue que l'orthographe de mon blog était assez déficitaire. Cause principale : j'écris directement online et j'imprime pas. Comme je change souvent de mots quand je compose une phrase, les accords restent en rade ! La distraction se charge du reste. Je me suis aperçue aussi que mon style online est trop parlé, relâché. Devant l'ordi, je m'exprime comme pour les copines !
Bonne résolution pour l'année 2007 : procéder régulièrement à des toilettages orthographiques et de style. Relire avant de publier les p
osts.
Meanwhile, j'ai pas fini les corrections des vieux posts. Mais je m'y attèle prioritairement.

Les maths, pour quoi ?

Par repetitrice :: vendredi 29 septembre 2006 à 22:00 :: about me
On peinait sur des exercices de math aussi répétitifs que vides de sens.
On peinait, on s'ennuyait et puis des fois on posait la question au prof : " à quoi ça sert, de savoir ça ? "
Si lui ou elle prenait la peine de répondre, ça donnait des réponses du style : "avec ça, vous pourrez ensuite aborder telle ou telle notion en math/chimie/physique" ou "vous avez besoin de ce niveau pour aller à l'EPFL ou faire médecine" ou en plus cours "pour avoir votre bac".

C'était pas vraiment une consolation parce que j'avais aucune envie de faire de la chimie, de la physique ou des maths à l'Unil, ni d'entrer à l'EPFL ni de faire des études de médecine. A l'époque, je voulais devenir prof d'anglais, (et à l'époque je me connaissais vraiment très mal parce que si il y a bien une chose qui m'insupporte, c'est entendre des gens baragouiner de l'anglais. ) Mais le bach, on était bien obligé de l'avoir pour faire ce qu'on voulait faire et du coup on a continué à prendre des cours d'appui de math, à faire des exercices hyper rébarbatifs, à pester contre l'absurdité du monde qui voulait qu'il faille connaître les cosinus, les courbes tendant vers l'infini etc. pour devenir prof d'anglais.

A l'époque, on disait aussi volontiers "je suis nulle, mais alors nulle en math." C'était pas vrai, on était pas nulles. Peut-être un peu moins bonnes que les garçons de notre classe  (quoique ?), mais "nulles" non. La preuve, c'est qu'on l'a eu, notre bach, et avec ce fameux niveau suffisant pour entreprendre des études en sciences ou ..en math. La vrai "nullité" en math, les personnes qui ont un mal de chien à comprendre ce qu'est une proportion, une puissance etc, c'est une autre paire de manche, vraiment.
 
Restent les stéréotypes sexistes : les femmes, c'est bien connu, sont nulles en math. Etre soit-disant nulle en math, c'est être une femme, une vraie. On se déclarait nulle pour se déclarer femme (Sombre destin !). Parce qu'on avait 13, 14, 15 ans, l'âge du conformisme maximum et que si on se voulait féministe, on en était encore loin. Plus tard, cette "nullité" continua d'handicaper certaines tandis que d'autres réussirent brillament des études de médecine ou de biologie. D'autres - dont moi - choisirent une autre voie tout en reconnaissant cette auto-dépréciation pour ce qu'elle était : une auto-dépréciation et en s'attribuant des capacités mathématiques redevenues "moyennes". Nous ne sommes pas les seules à avoir suivi ce parcours.  La sous-représentation chronique des femmes dans le monde scientifique inquiète l'Union Européenne et rien n'indique que la situation soit en train d'évoluer favorablement.
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Que ce serait-il passé si un(e) enseignant(e) - parce que nous avons aussi eu des enseignantes en math, mais ça n'a rien changé à la situation décrite plus haut - avait attaqué le sujet de front ? Mis à jour le poids des stéréotypes, leur conséquence possible sur notre avenir professionnel ? Mis à jour l'auto-censure, l'auto-limitation ?
 
On aurait été très surpris, certes, mais l'aurait-on  renvoyé(e) dans les cordes ? Y aurait-il eu plus de mes camarades choisissant une profession de science "dure" (chimie, physique, math ?), plus qui auraient choisi une profession technique, bien plus rémunératrice que ces emplois d'infirmière, etc. auxquelles elles aspiraient ?
Est-ce que moi, j'aurais fait les mêmes études ? Peut-être que j'aurais fait des études d'informatique à la place. Peut-être bien. Un temps - un temps bien après mes études, un temps où j'ai découvert par hasard que 1) j'aimais ça et que 2) j'avais de bonnes capacités ds le domaine - un temps j'ai regretté de ne pas être informaticienne. 
 
A l'adolescence, à l'âge où déjà, on est amené à faire des choix importants pour sa vie future, mais où aussi, on est si sensible aux stéréotypes, je suis d'avis qu'il ne sert à rien d'encourager les filles à être bonnes en math avec des arguments comme "tous les métiers sont ouverts à tous" parce ça, on nous le disait aussi, seulement on avait aucune envie de l'expérimenter, 0 envie d'être une des rares femmes dans un métier "d'hommes".
 
Peut-être auriont-nous été plus motivées si on nous avait expliqué que les maths sont très importantes dans les domaines qui nous intéressaient.
Nous dire par exemple, que des compétences poussées en math sont très utiles pour :
  • la GESTION / ELABORATION DE BUDGETS, une activité elle-même primordiale dans toute institution à caractère social, politique, associatif ou en rapport à l'enfance (demande/obtention de subventionnement, gestions des frais etc. )
  • PRENDRE DES DECISIONS en ce qui concerne SON PROPRE ARGENT : si on sait calculer un taux d'intérêt, on est moins dépendants de "conseillers" pour savoir s'il est judicieux ou non de prendre telle ou telle assurance, conclure un crédit, acheter son logement etc.
  • Loisirs créatifs : repeindre un meuble, faire un carrelage, créer ses propres modèles de vêtements
  • PRENDRE PART AU DEBAT CITOYEN : pour comprendre de quoi retourne la politique, il faut être au minimum au courant de ce qui se cache derrière des termes comme TVA, PIB, IDH, taux de CO2 ; on s'en sort mieux si on comprend des termes comme variance expliquée, modèlisation mathématique, etc.
  • COMPRENDRE LES SCIENCES SOCIALES ET LA PSYCHOLOGIE qui font un recours massif à la recherche par questionnaire et à leur traitement statistiques, qui font également constamment appel à des notions de discrimination, valeur médiane, etc.
  • Loisirs créatifs et DESIGN DE VETEMENTS: repeindre un meuble, faire un carrelage, créer ses propres modèles de vêtements : pour décider de combien de matériel acheter et comment procéder , avoir une idée du prix de revient de la marchandise.

Qu'en pensez-vous ?

 

 

Une boîte à pourquoi

Par repetitrice :: mercredi 20 septembre 2006 à 19:42 :: about me

Quand mon fils ira à l'école, je lui fabriquerai une petite boîte : une boîte à question. Je lui dirai d'y mettre toutes ces questions, des plus insignifiantes au plus importantes. On ouvrira la boîte régulièrement et on essaiera d'y répondre. Je l'encouragerai à poser ses questions à toutes sortes de gens (instituteur/trice, copain, parrain, marraine). A obtenir des réponses diverses et variées. Je rêve de ça pour lui et nous.

 

Un site web me sera sans doute utile,  le site des pourquoi.

illustration libre

Par repetitrice :: mercredi 06 septembre 2006 à 19:26 :: about me
  • Les illustrations que j'utilise sont "libres de droit". Soit parce que c'est moi qui les ai fabriquées  (le plus souvent avec gimp) et que je les déclare telles, soit parce que je les ai prises sur wikipedia qui propose des illustrations libres de droit. Vous êtes donc libre de copier/coller ce qui vous plaît.
  • Il n'en va pas de même en ce qui concerne le texte. Mis à part une éventuelle erreur, tous les textes sont de moi et les citations sont clairement indiquées.  Merci de faire de même à mon égard.

impression idiote

Par repetitrice :: samedi 02 septembre 2006 à 20:01 :: about me



              Je pense à des trucs, j'ai envie de les écrire et puis je me dis que ça vaut pas la peine. C'est peut-être vrai, mais c'est pas argumenté. Pas plus que quand j'écrivais en me disant le contraire. Très focalisée sur mon bébé + je déprime un peu, je crois. J'arrive pas à m'organiser pour faire ce que j'ai envie de faire et quand j'ai un moment, je trouve que c'est ridicule et inadéquat.

Pleins de visites, though. Amis visiteurs, êtes-vous là par erreur ? Revenez-vous parfois et si oui, pourquoi ?

Soutien aux cyberdissidents

Par repetitrice :: samedi 06 mai 2006 à 18:38 :: about me

Mon adresse internet était chez Yahoo. Puis il y a une semaine, j'ai appris sur Arte que plusieurs personnes croupissent dans les prisons chinoises parce que Yahoo a donné les coordonnées de cyberdissidents aux autorités de ce pays. Bref, ils font encore pire que Google.

Alors j'ai signé la pétition de reporters sans frontières et j'ai déménagé. Depuis, je suis chez un hébergeur suisse et tant qu'à faire, je me suis mise à Thunderbird (de Mozilla). J'espère que mon hébergeur n'est aucunement lié à Yahoo ou Google, mais dans la jungle informatique, allez savoir. Si vous connaissez un hébergeur qui s'est formellement engagé en faveur des droits humains, merci de me donner le nom du site. J'ai un peu surfé dans ce but, mais j'ai rien trouvé.







je jargonne, tu jargonnes...

Par repetitrice :: vendredi 24 février 2006 à 0:40 :: about me


Réunion de réseau en présence et à la demande d'une mère.  Très intéressante mais j'ai été impressionnée par l'incapacité des professionnels en présence à "traduire" leur vocabulaire professionnel pour communiquer avec la mère.  C'était frappant, parce qu'ils m'ont tous paru comme des gens motivés par leur boulot, sympas, compétents dans leur domaine + vraiment impliqués et concernés par le devenir de l'élève.  Des gens bien, quoi.  Mais question prise en compte de la mère en tant que véritable partenaire de communication : zéro.
Et moi de me mettre à jargonner à mon tour , de parler de "zone proximale", de "niveau procédural" etc.  Misère ! Heureusement que tout de suite après j'ai pu boire un café avec la mère de mon élève , me remettre à causer normalement et lui traduire tout ce jargonnage.  Mais bon, ça me remue pas mal , cette difficulté à communiquer avec les parents, ma propre attitude, tout ça.