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repetitriceRéflexions sur la pédagogie et le soutien scolaire. Pour une école citoyenne et solidaire.

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All the world's a stage,
And all the men and women merely players,
They haver their exits and their entrances;
And one man in his time plays many parts.

W. Sh.

Copinage

mes amis les livres

Par repetitrice :: mardi 08 mai 2007 à 22:18 :: lectures récentes
  • Bernard Maris (2003) Antimanuel d'économie. 1. les fourmis. Editions Bréal.
  • Bernard Maris (2006) Antimanuel d'économie. 2. les cigales. Editions Bréal.

Ardu mais passionnant.

  • Stella Baruk (1995) Entre intelligence et intelligibilité : la question du sens en mathématiques in G. Blanchet, J. Raffier, R. Voyazopoulos (dir.) Intelligences, scolarité et réussite, pp.15-27.

Stella Baruk y démontre qu'il est insensé de penser que les résultats scolaires en mathématiques puissent être une mesure « directe » des capacités intellectuelles d'une personne.

« Le soupçon porté sur une intelligence est cela même qui la met en danger, et, encore une fois, singulièrement en mathématiques ».(p. 19)

  • Bernard Lahire (2004) La culture des individus. Dissonances culturelles et distinction de soi. Editions La Découverte/Poche.

Un pavé. Je ne suis pas arrivée au bout mais c'était quand même très instructif.
Résultats détaillés d'une vaste étude de terrain + critique de la manière dont Bourdieu a rendu compte de ses résultats dans La Distinction. Comme dans
La revanche scolaire (Bergier & Francequin, 2005), le propos s'appuie à la fois sur une analyse de données statistiques et sur des données qualitatives (extraits d'entretiens). Je vous le conseille vivement.

Fragments d'une sociologie de l'échec

Par repetitrice :: mardi 06 mars 2007 à 21:05 :: lectures récentes


  • Philippe Perrenoud (2005) La pédagogie à l'école des différences. Fragments d'une sociologie de l'échec. ESF Editeurs. Coll Pédagogies.


Vraiment bien. Philippe Perrenoud est un sociologue suisse qui travaille à l'Université de Genève (faculté de psychologie et des sciences de l'éducation. Il fait partie du Laboratoire de recherche Innovation Formation Education (LIFE) .Il a écrit de très nombreux ouvrages, dont le célèbre : Métier d'élève et sens du travail scolaire (1994)- vraiment bien aussi. Ses thèmes de recherche principaux :

  • la fabrication de l'échec scolaire,
  • l'inégalité sociale face à la culture scolaire,
  • la différenciation de l'enseignement,
  • l'identité professionnelle des enseignants
  • l'innovation pédagogique à l'épreuve du terrain (dans les classes, établissements)
  • l'institution scolaire et le changement
  • (l'école change-t-elle ? Si oui, dans quelle mesure et avec quelles conséquences ?)


Ce qui m'a vraiment intéressé, dans « La pédagogie à l'école des différences », c'est toute la partie du livre où il parle du changement, surtout les chapitres 6 (Cycles pédagogiques et projets d'école : facile à dire !) et 7 (Perpectives : contre la pensée magique !).

A titre personnel, ce sont ces quelques lignes , sur « changer le rapport au changement », qui me touchent profondément. :

« Si la médecine s'attaquait au cancer ou au virus du sida comme l'école s'attaque à l'échec scolaire, on peut être sûr que nous n'aurions pas avancé d'un pouce en cinquante ans. La pensée des pédagogues manque terriblement de patience et d'humilité. Vouloir agir seul, vite, par une seule entrée, c'est se condamner à ne pas agir. La lutter contre l'échec scolaire ne peut être que systémique, collective, organisée à large échelle et poursuivie sur des décennies. Chaque ministre, chaque chercheur, chaque mouvement pédagogique qui croit détenir LA solution retardent le mouvement. Ils renforcent la pensée magique, l'illusion qu'on a enfin trouvé la pierre philosophale. (....) Notre rapport au changement reste magique, pour tout ou rien, comme si les savoirs, les pratiques, les institutions pouvaient changer par décret ou parce que quelqu'un croit détenir la formule. Nous avons beaucoup de mal à accepter que la raison n'ait aucun effet par elle-même, qu'il faille sans cesse reconstruire des objectifs, des stratégies, des coordinations, des adhésions. »

(Perrenoud, 2005, p.180)


Bye bye donc, l'utopie de LA pédagogie en tant que outil d'émancipation. Mon rêve d'une école solidaire et citoyenne, engendrée par la seule force d'une pédagogie moderne, scientifique, adéquate. Exit les greffes pédagogiques sur corps objet.passif. Oh rage, oh désespoir, et par la même occasion, fin de l'adolescence. Au revoir illusion de toute-puissance, au revoir égocentrisme individualiste, au revoir plaintes mélancoliques, au revoir abîmes, tourments puissants et missions héroïques. Bonjour « stratégies réalistes de changement. »


Pour Perrenoud, un exemple de « stratégie réaliste de changement » (2005, p. 180-181), ce serait, à la suite d'une proposition de Monica Gather Thurler (1993) de :

  1. Prendre en compte les pratiques, besoins, intérêts, problèmes et rêves des enseignants
  1. Amener les enseignants à utiliser les solutions déjà existantes

  2. Avoir le souci de la méthode

  3. Définir le champ de l'innovation aussi largement que possible

  4. Prévoir les conditions de travail (budget, temps, formes de travail, etc. ) nécessaires permettant la réalisations des quatre recettes précédentes.


(Perrenoud, 2005, p.180).


Parfois, on pressent la nécessité d'un changement de paradigme. On tente d'en saisir les contours, on tâtonne. Les concepts familiers, nos caméras de surveillance, ne nous renvoient qu'une réalité morne et mille fois visionnée. Un réalisateur/une réalisatrice, c'est quelqu'un qui choisit un ANGLE DE VUE, un angle de vue sur lequel orienter la caméra, un angle de vue pour ré-interpréter le banal.

Dans le monde scolaire, ce pourrait être :

« poser les problèmes dans leur complexité et les résoudre progressivement, en incorporant à chaque étape des propositions venues d'ailleurs, au moment où l'on peut leur donner du sens et les intégrer.  (...) Davantage de ressources d'analyse des problèmes et de régulation des projets. (...) Réflechir sur la diffusion des recherches en éducation et la façon dont les praticiens peuvent se les approprier

(Perrenoud, 2005, p. 181).

Un autre post où je cite Perrenoud : Le soutien scolaire est-il efficace ?


Autre lecture :

  • Peter Ackroyd (2005) Shakespeare : The biography. London : Vintage Books.

Excellent. Comme son titre l'indique, une biographie de William Shakespeare (1564-1616).

Il a été traduit en français sous le titre : Shaspeare. La biographie. <Vous trouverez ici un bon résumé de cet ouvrage.


C'est l'aspect historique qui m'intéressait dans ce livre, mais j'ai été surprise par la réflexion qu'il ouvre sur un débat très contemporain sur la question des droits d'auteur et du copyright. A l'heure actuelle, Shakespeare serait confronté à des arguties juridiques sans fin par les ayants droits.


Soutien scolaire : entre éducation populaire et industrie de service

Par repetitrice :: samedi 24 février 2007 à 10:30 :: lectures récentes

  • Cellule veille scientifique et technologique
    http://www.inrp.fr/vst
    La lettre d'information n° 23 - décembre 2006 : Le soutien scolaire entre éducation populaire et industrie de service.

Il s'agit d'un texte assez long mais que l'on peut néanmoins lire en ligne ici. Je vous le recommande à 100 %. Il fait un état des lieux des connaissances disponibles sur les tendances du marché du soutien scolaire et de ces effets (désirés ou non) sur les élèves et l'école elle-même. On y parle également d'accompagnement scolaire et du travail des bénévoles. Il y est fait référence aux études empiriques de Dominique Glasman et d'autres. L'article se concentre sur la situation française mais parle également de la situation dans les pays du Sud. Bref : good stuff.
Citation :

"Les prestataires de cours particuliers « ont intérêt à tout ce qui accroît la tension et la compétition scolaire ; privatisation, concurrence entre les établissements, dégradation de certains segments du système scolaire » leur permettent d'offrir leurs services pour un investissement limité. Investissement limité, parce qu'un bureau peut suffire pour ouvrir une officine de soutien scolaire si les cours se déroulent au domicile des élèves. La performance d'une telle entreprise repose essentiellement sur deux facteurs : sa dynamique commerciale d'une part (marketing, publicité.), et sa capacité à recruter et fidéliser les professeurs particuliers, d'autre part. Comme on le verra plus loin, ceux-ci sont rarement salariés par l'entreprise : ce sont les familles qui sont leurs employeurs, l'entreprise n'assurant qu'un rôle d'intermédiaire et de gestionnaire entre les deux parties. La difficulté à recruter des professeurs qualifiés est l'un des points faibles des entreprises de soutien scolaire signalé par l'étude du Xerfi."

J'en tire personnellement la conclusion qu'un marché du soutien scolaire étendu est généralement indicateur de la mauvaise santé d'un système scolaire.

PS : Mille excuses à ceux qui ont eu accès à un début de ce texte dans une version brute qui pouvait laisser croire que la citation était de moi. La faute à un ordinateur vraiment vieux qui arrivait pas à gérer cette activité.

L'école à l'épreuve de la question sociale

Par repetitrice :: lundi 18 décembre 2006 à 0:10 :: lectures récentes
  • Daniel Verba (2006) Echec scolaire : travailler avec les familles. Ed. Dunod. Coll Enfances.
Extrait de la présentation de ce livre par son éditeur :

"(...) contrairement à ce que laisse entendre le discours dominant, les parents ne sont pas réellement démissionnaires. Mais, constamment incriminés, ils se braquent sur des positions dures ou des stratégies d’évitement. Les professionnels des services sociaux, bien placés pour observer ces phénomènes, en constatent tous les jours les effets. Connaissant les familles et les enfants les plus fragiles, ils disposent d’un matériel empirique paradoxalement peu ou mal exploité. C’est cette connaissance de terrain que cet ouvrage rend accessible. Il se propose par l’enquête de montrer que l’appartenance à un même collège ou à un même quartier ou encore à une même « culture » ne produit pas automatiquement des individus et des comportements identiques."

En résumé, c'est l'école à travers le travail des assistantes sociales / assistants sociaux en milieu scolaire. Toute une partie sur pourquoi certaines familles coopèrent pas /ou mal avec l'école, ou du moins selon cette dernière. Des pistes pour que les différents acteurs de l'école travaillent davantage en réseau tout en respectant les spécificités des interventions de chacun (notamment le droit à ce que sa situation sociale ou familiale ne soit pas exposée aux yeux, et surtout aux oreilles, de tous).


 
  • Mathias Millet, Daniel Thin (2005) Ruptures scolaires. L'école à l'épreuve de la question sociale. PUF. Coll. le lien social.
Un très bon livre qui alimente ma réflexion personnelle. J'ai déjà eu l'occasion d'en parler dans 2 posts :
Sainte Trinité bis La bougeotte : une stratégie d'évitement


Que dire d'autre ? C'est un livre A LIRE ABSOLUMENT.
Que dire d'autre ? Aucune contradiction entre ce livre et le livre de D. Verba (cf. ci-dessus).
Que dire d'autre ? C'est un de mes gros coups de

Que dire d'autre ? Une citation : l’institution scolaire est un acteur plein et entier des parcours de ruptures
scolaires.


 

  • Catherine Rossier-Ramuz (1999) La réussite scolaire en question : contribution à l'étude des représentations sociales du milieu scolaire et du milieu familial : des adolescents, de leurs parents et de leurs professeurs. Travail de thèse présenté au Centre universitaire de pédagogie curative (Fribourg, CH).
A mon avis, une approche moins pertinante que celle des deux livres ci-dessus. J'en garde cependant deux observations intéressantes :

Les parents d'élèves en échec scolaire n'ont pas une mauvaise image des enseignants (elle est aussi bonne que celle des parents d'élèves en réussite scolaire) mais l'inverse est loin d'être vrai.

Les parents d'élèves en échec scolaire ont une attente principale vis-à-vis des enseignants : qu'ils proposent des solutions pour que leur enfant ne soit plus en situation d'échec scolaire. A cette attente, l'institution scolaire répond de manière assez paradoxale : elle leur demande de les aider à comprendre la psychologie de leur enfant - cette compréhension étant vue comme un prérequis indispensable à tout déblocage de la situation - et...de moins se focaliser sur les résultats scolaires de leurs enfants.

Half of a yellow sun

Par repetitrice :: dimanche 17 décembre 2006 à 22:46 :: lectures récentes
 Chimanmanda Ngozi Adichie (2006) Half of a Yellow Sun. Ed : Harper collins.


Un roman nigérian dont l'action est située dans les années 60. Une histoire captivante et émouvante. Sur l'éphémère république du Biafra, sur l'amour, la colonisation, sur la politique, les relations hommes/femmes, la maternité, etc.

La revanche scolaire

Par repetitrice :: vendredi 06 octobre 2006 à 22:54 :: lectures récentes
  •  Bertrand BERGIER, Ginette FRANCEQUIN (2005) La revanche scolaire des élèves multiredoublants, relégués, devenus superdiplômés, Editions érès, coll. sociologie clinique.

    Un livre très intéressant. Ils en parlent dans le monde diplo de ce mois (octobre 2006) et c'est ça qui m'a donné envie de lire , mais en fait il a été publié en 2005 et du coup ça augmente les chances de le trouver dans les bibliothèques. S'il y a un livre à lire sur le système scolaire ou l'échec scolaire, alors c'est celui-là.
    Ce qui rend ce livre si intéressant, c'est qu'il combine une approche statistique à une approche par entretiens (plus de 300 dont 111 à avoir suivi un parcours long atypique, i.e avoir réussi des études supérieures après des redoublements successifs ou après avoir été préalablement orientés vers des parcours professionnels courts). Une approche centrée sur les parcours individuels mais qui les replace dans un contexte social et montre comment, si le champ social ne détermine pas ces parcours individuels, il les structure cependant et ce même chez les personnes qui ont réussi à se sortir d'une sitation défavorables (échecs multiples, orientation vers un parcours court et sans débouché professionnel véritable).
    En creux, ce livre est excellent pour comprendre comment l'insititution scolaire, loin de remédier à l'inégalité sociale, la perpétue à l'identique de génération en génération.
    En résumé, ce livre est un de mes gros coups de

    L'ouvrage est centré sur la situation française, mais sa méthode et son propos pourraient être aisément transposé à la Suisse (en tout cas romande). Il faudrait évidemment voir en quoi les situations sont comparables ou diffèrent. Il me semble qu'il existe en Suisse moins de passerelles possibles entre les différentes "orientations" scolaires et je ne serais pas étonnée que l'on retrouve les mêmes facteurs d'émancipation scolaire (suivre une voie autre que celle socialement tracée).

  • Pierre Vianin (2001) Contre l'échec scolaire. L'appui pédagogique à l'enfant en difficulté  d'apprentissage. Bruxelles : De Boeck Belin.
    BOF. BOF. BOF. Un no man's land sociologique ce qui est paradoxal au vu de la sur-représentation hyper massive des élèves de milieux populaires confrontés à cette situation. Un ouvrage orienté 100 % psychologie "classique", donc. Mais dans le style, il y en a de biens meilleurs.

  • Dans Le Courrier d'aujourd'hui (6 octobre 2006) : p. 3. C. Koessler : Pas de changement social sans éducation.
    Citation de l'en-tête de l'article : Comment rendre efficace la formation de base des adultes ? "La pédagogie de texte" était au coeur d'un séminaire international. Entretien avec deux formatrices d'Amérique latine.
    Très intéressant. J'avais jamais entendu parler de "pédagogie de texte" + l'article est relativement court+ ça donne envie d'en savoir plus. Du coup, je déroge à mon principe et je vous propose ici 2 extraits copié-collé :
"- Le courrier : Pouvez-vous expliquer simplement ce qu'est la "pédagogie de texte ?
- Edivanda Mugrabi : C'est une approche pédagogique dont le support principal est le "texte". En réalité, on considère oute communication verbale comme un "texte". On peut travailler aussi bien sur une lettre, une dissertation, un poème, une discussion ou une interview comme celle-ci. L'important, c'est de partir du vuécu des apprenants. (...)"
"- Le courrier : Comment enseignez-vous ?
- Gisela Maria Clavijo : Nous contruisons à partir des connaissances préalables des apprenants et des besoins exprimés. Si quelqu'un a besoin d'écrire une lettre à l'administration par exemple, nous l'écrivons ensemble et peu à peu, il acquière de l'autonomie pour le faire seul. Cela peut être aussi l'élaboration d'un budget ou le suivi de la scolarisation des enfants, ou encore une demande auprès des services sociaux. Nous travaillons à partir du contexte de vie des personnes."

lectures diverses

Par repetitrice :: dimanche 23 juillet 2006 à 21:40 :: lectures récentes
  • S. Biddulph (2001) Das Geheimnis glücklicher Kinder. München : Heyne Verlag.
    Titre original : The secret of happy children. 1ère édition : 1988. Titre de l'édition française : le secret des enfants heureux.

Manuel d'éducation illustré écrit par un thérapeute familial, pour les parents qui souhaitent adopter un style éducatif qui favorise la confiance en soi des enfants tout en leur posant un cadre clair et conséquent. Pas de prêchi-prêcha psychanalytique, des conseils pratiques, repose sur les connaissances actuelles. Centré essentiellement sur la petite enfance. Je l'ai acheté pour mon fils (qui est encore bébé).

  • S. Biddulph (2002) Jungen ! Wie sie glücklich heranwachsen. München : Heyne Verlag.
    Titre original : Raising boys. 1ère édition : 1998. Titre de l'édition française : Elever un garçon.

Acheté pour mon fils aussi, vu que le 1er m'avait bien plu. Centré plutôt sur les enfants plus grands, notamment les adolescents. Manuel lui aussi centré sur des applications concrètes. A mille lieues des machos qui prétendent que les garçons n'ont pas à débarasser la table ou les hommes à s'impliquer dans l'éducation de leurs enfants. Je suis en train de le lire, je l'apprécie beaucoup.

  • Naomi Klein (2002) No Logo, la tyrannie des marques.
Les marques, leur emprise sur nous, la mondialisation, types de combat altermondialiste, génération précaire, dégradation des conditons de l'emploi salarié.



Alain de Botton

Par repetitrice :: vendredi 14 avril 2006 à 0:19 :: lectures récentes

C'est quelqu'un que j'apprécie énormément. En le lisant, j'ai l'impression que c'est quelqu'un de proche de moi. Peut-être parce que comme moi, il est le fruit d'un mixage culturel Suisse/Angleterre ? Je ne sais pas. Je voudrais écrire ce qu'il écrit et penser ce qu'il pense.
De lui, j'ai lu :
  • Le plaisir de souffrir (1995)
  • Les consolations de la philosophie (2001)
  • Status anxiety - dans l'édition française, le livre s'intitule : du statut social.
J'ai lu ces livres il y a un an. Pas hyper récent mais j'avais quand même envie d'en parler. J'aime ces livres à titre privé mais aussi à titre professionnel. Comme Alain de Botton fait pas mal de vulgarisation de philosophes, ça me permet de discuter avec mes élèves en me référant parfois à lui. Surtout lorsque les élèves me posent des questions générales sur le sens de la vie. Je leur dis ce que j'en pense, mais je leur dis aussi d'où je tiens ça et quelles autres réponses ont été apportées à ce type de question. J'ai pas envie de devenir un genre de gourou-je sais tout mais non plus faire celle qui s'échappe dès que ça devient impliquant.
Ce que j'apprécie aussi beaucoup dans sa manière d'écrire, c'est que c'est des textes illustrés avec des schémas et des illustrations (peintures, publicités, etc.). ça rend son propos extrêmement clair et on s'en souvient facilement. (ça m'a largement inspirée pour écrire ça )
Et puis, last but not least, il a aussi un site web www.alaindebotton.com et une liste de discussion sur Yahoo. Que du bonheur, je vous dis !!


comptes pour petits et grands

Par repetitrice :: vendredi 17 février 2006 à 1:27 :: lectures récentes

  • Stella Baruk, comptes pour petits et grands.
J'ai eu envie de le lire suite à la lecture de Stella Baruk (2004) Si 7 = 0, quelles mathématiques pour l'école ? , Paris : Editions Odile Jacob.
Cet ouvrage est antérieur à celui de 2004. Il m'a énormément inspiré. Le livre présente beaucoup d'exercices créés par Stella Baruk en collaboration avec des enseignants. Il présente les 4 opérations (i.e multiplication, addition, soustraction, division) pour des enfants jusqu'à 10 ans (si je me suis pas plantée ds la correspondance avec le système français). Donc c'est plutôt des comptes pour les petits et les moyens ! Excellent, vraiment.

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troubles du calcul

Par repetitrice :: mardi 07 février 2006 à 23:08 :: lectures récentes


  • Anne Van Hout, Claire Meljac (Eds) (2001) Troubles du calcul et dyscalculies chez l'enfant, Paris : Masson

Comme le laisse présager son titre, un ouvrage technique et scientifique. Répond essentiellement à la question : qu'est que la neuropsychologie peut nous apprendre du pourquoi et du comment des troubles du calcul ? En empruntant ce livre, j'avais espéré trouver des idées pour des remédiations mathématiques, ce qui n'est pas vraiment le cas ici.

J'ai néanmoins appris des choses utiles - comme par exemple que la recherche et le nombre d'ouvrages édités sur la dyscalculie est beaucoup plus restreint que ceux existant sur la dyslexie – ou que, contrairement à ce que croyait Piaget, la compréhension des mathématiques n'est pas la conséquence d'un développement linéaire mais plutôt de compétences disjointes qui peuvent éventuellement se compenser en cas d'incapacité à acquérir l'une d'elle (plutôt une bonne nouvelle dans l'optique de la remédiation).

Le livre contient par ailleurs la présentation d'un test neurocognitif d'évaluation de l'apprentissage du nombre et du calcul (p. 195-200) ainsi que celle de l'ECPN (épreuves conceptuelles de résolution des problèmes numériques)(p. 338-344), épreuves conçues pour évaluer comment l'enfant constate, compare et crée des écarts etc. Très efficaces pour évaluer précisément où se situent les difficultés d'un enfant vis-à-vis des mathématiques élémentaires. JE PRENDS, ça c'est sûr !


Le dernier chapitre, intitulé « Le diagnostic, et après ? Remédiations et prises en charge », a également retenu mon attention. Claire Meljac dresse le constat de l'insuffisance des remédiations en mathémathique : une « désorganisation générale du paysage », sans pratique ni doctrine constituée, sans praticien spécifique officiellement reconnu par des diplômes autonomes, le règne des « bricolages », certes parfois inspirés, mais « sans assises scientifiques universellement admises ». Voilà qui est fâcheux. Sa conséquence : «le constat de trouble une fois effectué, l'enfant en difficulté, comme sa famille, sont le plus souvent abandonnés à eux-mêmes avec, pour tout viatique, des conseils d'ordre général qui ne sauraient en aucun cas suffire. La situation a d'autant moins de chances d'évoluer rapidement que, faute d'information, les demandes des parents et les plaintes des « apprenants » demeurent extrêmement vagues, que les troubles du calcul deviennent, en perdurant, assez peu amendables et qu'aucune intervention spécialisée – (..) n'est véritablement prévue dans l'organisation de l'éducation ou de la santé »(p. 347).

L'auteure passe cependant en revue les quelques offres de rémédiation existante, ce qui est évidemment très utile pour de futures recherches bibliographiques.


"Si j'ai été capable de voir plus loin, c'était seulement parce que je me tenais sur les épaules de géants." (Isaac Newton)