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repetitriceRéflexions sur la pédagogie et le soutien scolaire. Pour une école citoyenne et solidaire.

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All the world's a stage,
And all the men and women merely players,
They haver their exits and their entrances;
And one man in his time plays many parts.

W. Sh.

Copinage

rechercher efficacement de l'info sur internet (1)

Par repetitrice :: dimanche 10 février 2008 à 20:48 :: ressources pédagogiques
Vous avez l'habitude d'internet : passer directement au post : rechercher efficacement de l'info sur internet (2).

Généralités

Avant même d'allumer votre ordinateur, je vous conseille très vivement de réfléchir à l'avance aux mots-clés que vous souhaitez utilisez pour votre recherche.


Regardez vos notes de cours, quels sont les mots qui semblent importants ? Quelles définitions devez-vous absolument connaître ? Très souvent, une recherche documentaire efficace passe par l'emploi d'un vocabulaire spécifique.


Partez du principe que le moteur de recherche ne lit pas dans vos pensées. Il a besoin que vous lui donniez des indications le plus précises possibles. Si vous tapez « sang » par exemple, il ne sait pas si vous intéressez à la religion (le sang du Christ, etc.), au corps humain, à la filiation (les liens du sang), etc. L'utilisation d'un vocabulaire spécifique (exemple : sang, veine, globule rouge) permet au moteur de recherche de comprendre votre demande.

Plus votre culture générale est grande et plus il sera facile pour vous de trouver rapidement une information pertinente. On peut souhaiter avoir une grande culture générale mais ne pas l'avoir. Si vous êtes dans cette situation, il y a un outil formidable : le dictionnaire Larousse. Vous prenez ce que vous savez à la base, vous recherchez les termes dans le dictionnaire pour avoir des mots clés.

Exemple :
envie de faire un exposé sur le sang dans le corps. Vous regardez la définition de sang. D'emblée, le dictionnaire emploie tout une série de mots qui sont autant de mots clés possibles.
« Sang : liquide rouge qui circule dans les artères, les veines et les capillaires sous l'impulsion du coeur, et qui irrigue tous les tissus de l'organisme (...). » (Larousse 2007, p.957)
Voyez les mots clés possibles : sang, liquide, artère, veine, capillaire, coeur, organisme.

Dans la deuxième partie des dictionnaire, il y a les définitions de ce qui est appelé « les noms propres ». En clair, les noms de personnes célèbres, les noms d'événements historiques (exemple : révolution de 1848), les noms de pays ou de lieux. Si vous cherchez des mots-clés sur une personne, un événement ou un pays, c'est dans cette deuxième partie du dictionnaire qu'il faudra chercher.

Exemple :
Si je souhaite faire un exposé sur le Guatemala, je vais rechercher « Guatemala » . Dans ce cas, je réalise rapidement que les mots-clés possibles ne seront pas les mêmes selon ce dont je veux parler. Est-ce que je veux parler de l'histoire du Guatemala ? (mots clé possibles : colonisation, histoire, indépendance, maya par ex. )

Est-ce que je veux parler de son économie ? (mots clés possibles : économie, café, exportation, fournisseur)

Est-ce que je veux parler de sa géographie ? De sa culture ? De son système politique ? Autant de thèmes, autant de mots-clés différents. Bref, il y a beaucoup trop de mots-clés. Si je me lance maintenant, je vais me noyer sous l'information.


Le petit détour par le dictionnaire me permet de réaliser qu'avant de faire une quelconque recherche sur internet, j'ai intérêt à préciser mon sujet. Décider par exemple si je parle du passé ou de maintenant. A cette étape, je vous suggère de discuter avec votre enseignant et de lui poser des questions, y compris de lui demander des mots clés !

Vous pouvez dire un truc du style : « j'aimerais faire un exposé sur...................................... et j'ai pensé rechercher de l'information sur internet avec les mots clés suivants.................(vous donnez une liste de mots clés), qu'est-ce que vous en pensez ? Ça joue ou pas ? ».

 

Petite parenthèse sur la réussite scolaire :

Pour réussir à l'école, il faut apprendre à poser les bonnes questions au bon moment ! Les plaintes (« c'est trop dur ! », « c'est un truc de ouf ! ») ou les questions très vagues («je fais comment ? ») donnent peu de résultats et irritent pas mal les profs (ça leur donne l'impression que vous essayez qu'ils fassent le travail à votre place). Les questions précisent vous rapportent beaucoup plus. Les moteurs de recherche ne lisent pas dans vos pensées. Ils ont besoin d'indications précises. Les profs aussi, en général.


rechercher efficacement de l'info sur internet (2)

Par repetitrice :: dimanche 10 février 2008 à 10:50 :: ressources pédagogiques

Si vous avez peu l'habitude de rechercher de l'info sur internet : lire d'abord le post : rechercher efficacement de l'info sur internet (1)

 

Quelques trucs pour rechercher efficacement de l'information sur internet

 

1) mettre plusieurs mots clés

Exemple :
vous recherchez des infos sur l'Egypte du temps des pharaons. Vous pourriez taper dans le moteur de recherche : Egypte histoire pharaon pyramide momie.

Vous écrivez ces mots les uns à la suite des autres. Ne pas mettre de déterminant ou de préposition (ils ne seront pas pris en compte).
Avantage : circonscrire le sujet dès le départ. Avec une recherche de ce type, vous devriez éviter que les premiers sites qui apparaissent soient des sites de voyage en Egypte, de croisières sur le Nil, des résultats de l'équipe de foot égyptienne (surnonmmée « les pharaons »), etc.
Si il y a trop de mots-clés et que le moteur de recherche ne trouve rien, vous en enlevez un ou deux.

 

2) mettre l'année en mot clé

Exemple :
vous recherchez des infos sur la révolution française. Vous pourriez taper : révolution française 1789.

Avantage : le même : circonscrire le sujet dès le départ. Vous évitez ainsi que les premiers sites qui apparaissent concernent la révolution internet, la révolution russe, etc. Là aussi, vous gagnez beaucoup en efficacité.

 

3) vous recherchez une définition ? Mettez-le mot dont vous recherchez la signification + le mot « définition » comme mot-clé.

Exemple : vous recherchez la définition de l'irrigation. Vous tapez simplement : irrigation définition.

 

4) utilisez les guillemets pour contraindre le moteur de recherche à se centrer sur une expression ou un nom en particulier.

  • Exemple : vous recherchez des infos sur la circulation sanguine, vous tapez « circulation sanguine ».
  • Thème : « Martin Luther King » : vous pourriez taper : « I have a dream » King.
  • But : retrouvez les paroles d'une chanson dont vous ne vous souvenez que d'un petit bout. Exemple : « les brunes ne comptent pas pour des prunes ». (extrait d'une chanson de Lio)
  • Vous cherchez des infos sur une personne en particulier (homme/femme politique, chanteur/euse, personnage historique etc). Vous tapez dans le moteur le nom entier (prénom + nom de famille)entre guillemets.
    Plus le nom est commun, plus ce truc est important. Mais par forcément suffisant. Des Taylor, des Li (cauchemar absolu : ils sont un million !), des Smith, des Schmitt et des Scott, il y en a à la pelle. Alors pour l'économiste Adam Smith, vous auriez intérêt à taper : « Adam Smith » économie.

 

5) consulter l'encyclopédie online et gratuite Wikipédia pour rechercher des mots clés (pour une recherche de niveau moyen-avancé)

Cette encyclopédie collaborative existe en de nombreuses langues. N'hésitez pas à changer de langue si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez. Il est évident que vous trouverez davantage d'informations sur un poète arabe sur Wikipédia en arabe, sur Lisbonne dans Wikipédia en portuguais, etc. Attention à croiser les informations si vous étudiez un sujet très « chaud » (surtout les questions liées à la religion ou/et les conflits toujours en cours. Exemple type : guerrei civile au Sri Lanka))

 

6) inclure les extensions dans votre recherche (pour une recherche de niveau avancé)

Un site avec edu est presque toujours un site à vocation pédagogique (sites des universités, etc.).
Un site avec org est forcément un site d'une organisation ou d'une agence onusienne.

Exemples :
je recherche le site officiel de l'Organisation mondiale de la santé (une agence onusienne) : je tape : OMS org. Les 2 premiers sites qui apparaissent ont 100 % de pertinence.
je recherche le site officiel de la Croix-rouge : je tape : org croix rouge : j'arrive directement sur le siège en Suisse. Sans le org, je tombe sur une multitude de sites qui concernent les sections locales de la Croix rouge. Moins intéressant.
je recherche le taux de contamination par le virus VIH en Chine : je tape org Chine VIH. Là aussi, récolte d'informations plus pertinentes que sans le org.

 

Surtout, ne pas hésiter à combiner ces stratégies !

Exemples :

 

Posts sur des thèmes parents :

Le temps de la réussite

Par repetitrice :: mercredi 16 janvier 2008 à 16:35 :: ressources pédagogiques
Face à un(e) élève qui est "en retard" sur le programme de sa classe, la tentation est grande de faire un marathon explicatif. Je t'explique ce que tu n'avais pas compris et dès que tu l'as compris, je t'explique le truc suivant, vite, vite, vite.

Avec l'expérience, j'essaie de ne pas céder à cette impulsion. Je t'explique ce que tu n'as pas compris et une fois que tu l'as compris, je te fais faire des exercices sur cette chose que tu maîtrises maintenant. On fait du sur place pour que tu es le temps de réussir. Il faut accepter de perdre du temps. C'est la condition pour que tu reprennes confiance en tes capacités d'apprentissage. Je remaque que c'est la bonne voie par ton attitude. Tu poses des questions plus générales, tu te détends.


Révisions de vocabulaire

Par repetitrice :: jeudi 16 août 2007 à 21:43 :: ressources pédagogiques
Réviser le vocabulaire est une activité rébarbative mais incontournable pour quiconque veut acquérir un certaine maîtrise d'une langue seconde.

Ce sera jamais fun mais ça peut être un minimum intéressant quand même.

 

Vous vous souvenez de mon blabla sur la théorie de mémoire de travail ?


"(...), nous avons d'autant plus de chances de retenir un élément que celui-ci est familier (fréquence d'occurence ; ndlr : occurence =  nombre de fois que cet élément apparaît) et sa connexité, ou le nombre et la force des relations qu'entretient l'item considéré avec les autres informations du même domaine."

 

Un mot, on s'en souvient d'autant mieux qu'on l'a vu souvent et relié à toutes sortes de mots et contextes différents. Par conséquent, si on révise en reprenant les pages d'un livre de voc l'une après l'autre, on augmente certe la familiarité, mais question connexité, c'est proche de zéro. L'efficacité est donc limitée.

 

D'où cette proposition : travailler par thématique - si possible personnellement implicantes (un moyen d'augmenter la connexité).Préférer des inventaires un peu étrange, tout sauf la manière dont votre livre a déjà classé les mots. Exemple :

 

Paris Hilton       NASDAQ    chat, internet     tendresse    les machos    l'urbanisme   réchauffement climatique     la honte

 

 

Vous vous créez un petit classeur et les thèmes sont les en-têtes. Puis procédez en 3 étapes :

Première étape :

Prenez le premier thème, ici Paris Hilton. Par association d'idée (donc sans trop réfléchir, très rapidement), vous pensez à trois mots qui vous viennent à l'esprit.
Ce pourrait être : superficiel, très riche, paumée.
Ces trois mots en question, est-ce que je les connais dans la langue que je veux apprendre ? Si non, je les cherche dans le dico. Puis pour chacun des trois mots je cherche également 3 mots.
Ce pourraît être :

superficiel :  apparence, vanité, faux ;
très riche : château, palace, bijoux ;
paumée : seule, mal conseillé, alcoolisé.

Ces mots, est-ce que je les connais ? Si non, retour à la case dictionnaire.

2ème étape : vous représentez graphiquement les connexions entre ces mots sous forme d'un arbre avec des branches. Vous pouvez enrichir cette représentation graphique de tout ce que vous voulez.

3ème étape : Vous recherchez des mots dans votre manuel habituel de vocabulaire qui ont trait, d'une manière ou d'une autre, à votre thématique "Paris Hilton" ainsi créée. Vous les écrivez en colonne, avec d'abord le mot en français et ensuite le mot dans la langue à apprendre. C'est cette nouvelle liste que vous apprenez par coeur selon votre méthode habituelle.

Cette méthode est un bon moyen de réviser et d'évaluer l'ampleur de vos éventuelles lacunes en vocabulaire.

PS : Si vous avez du mal à trouver des associations d'idées, chercher les thématiques dans Google ou Yahoo.

au carré, au cube, etc. (appui en mathématiques)

Par repetitrice :: jeudi 25 janvier 2007 à 13:42 :: ressources pédagogiques
Pas facile de comprendre ce qu'est une multiplication. La technique de calcul, apprendre les livrets par coeur, c'est une chose. Mais ce n'est pas comprendre les multiplications. Comprendre les multiplications, c'est comprendre qu'il ne s'agit pas d'une addition "spéciale".
C'est comme un labyrinthe. On croit que l'enfant a compris et puis en vrai, pas vraiment. On croit qu'il sait comment trouver la sortie mais en fait il s'écarte de la bonne trajectoire, emprunte des chemins en cul-de sac. C'est difficile pour eux de comprendre et c'est difficile pour nous de savoir s'ils ont réellement compris ou non, difficile de suivre leur trajectoire réelle, derrière les haies de buis.

J'avais parlé en décembre d'un livre "les mathématiques apprivoisées : pour en finir avec les blocages en math". Depuis, je l'ai pratiqué avec une élève et j'en pense toujours autant de bien. Elle est censée avoir assimilé la notion de multiplication et maintenant, en classe, ils étudient les puissances. En fait, elle est seulement en train d'acquérir cette notion de multiplication et les histoires du manuel ci-dessuis l'y ont beaucoup aidée.
Personnellement, je n'ai pas d'exemplaire du manuel et je ne me souviens pas exactement des histoires. Mais hier, nous avons travaillé avec ce récit :

Un   a caché 7 noisettes dans 7 cachettes.
                                   
    Comment peut-on décrire cette situation en langage mathématique ?

    7 X 7  (soit 7 puissance 2)

    Si il avait caché 3 noisettes dans 7 cachettes ? 3 X 7

    7 noisettes dans 3 cachettes ?  7 X 3

    8 noisettes dans 8 cachettes ?  8 X 8 (soit 8 puissance 2,         également dit 8 au carré)


   
Cette élève avait déjà rempli moult fiches sur les puissances, mais elle ne se représentait absolument pas à quoi cela correspondait. Cette histoire de noisettes et de cachettes l'y a aidée.

Nous avons repris cette histoire d'écureuil pour compléter :


Un écureuil a dissimulé dans 7 arbres des noisettes. Dans chacun de ces 7 arbres, il a mis 7 cachettes. Dans chacune de ces cachettes, il a mis 7 noisettes.

          Comment peut-on décrire cette situation en langage mathématique ?

          7 X 7 X 7 (soit 7 puissance 3, également dit 7 au cube)

L'avantage de ce type de récit, c'est qu'il facilite le débusquage des compréhensions partielles. Il suffit d'introduire des variations :

Si il a dissimulé dans 6 arbres des noisettes et que dans chacun des arbres il a mis 5 cachettes et dans chacun d'entre elles 3 noisettes, comment peut-on décrire cette situation ? 6 X 5 X 3.

Aucune possibilité de transformer cette multiplication en puissance.


Lorsque je lui ai demandé combien faisait 10 X 10 X 10, elle m'a répondu puis 30, puis 300, elle a aussi suggéré 3'000 (soupirs !) D'où le dialogue suivant :
"Tu vois 3 fois le chiffre 10, mais ça veut pas dire que le calcul à faire, c'est 3 X 10. Quand tu lis le chiffre 777, tu vois aussi 3 fois le chiffre 7, mais c'est sans grande importance. Tu ne me dis pas que 777 est égal à 3 X 7 = 21."

Maintenant, je me dis que cette précision est un peu sommaire. Il faut que j'insiste bien davantage sur cette différence entre les
CHIFFRES et les NOMBRES. Différence qui, comme le dit si justement l'article de Wikipedia, est à rapprocher à la différence entre les lettres (les chiffres) et les mots (les nombres).


coup de coeur mathématique

Par repetitrice :: dimanche 03 décembre 2006 à 14:57 :: ressources pédagogiques

Coup de mathématique :

  • Anne Siety (2006) Les mathématiques apprivoisées. Pour en finir avec les blocages en maths. Les bases du collège. Edition : Hachette Littératures. Illustrations de Zeno.


J'ai acheté ce livre pour une élève et  j'en suis très contente. Ce livre aide l'enfant à acquérir les connaissances du programme de 6ème (système français). Ce qui correspond – sauf erreur – à la cinquième en Suisse. Le livre contient également une préface «  à l'attention des adultes » très pertinente pour tout adulte qui souhaite aider un enfant/ado à progresser en maths.

Les raisons pour lesquelles je vous recommande cet ouvrage :

  • Il ne s'agit pas d'un cahier d'exercice. On n'est pas dans la logique du plus du même.
  • ll s'agit d'aider l'enfant à se former des repères en maths à partir de récits. Une manière dédramatisée de faire des maths. Toutes les notions sont abordées.

  • Rien de pire que les « automathismes », dénonce la mathématicienne Stella Baruk. Le manuel d'Anne Siety comprend un très salutaire « A quoi servent les opérations ? ». Histoire de limiter l'épidémie.

  • L'élève peut utiliser cet ouvrage comme outil de référence. Les élèves sont souvent censés ne rien marquer dans les manuels et les rendre à la fin de l'année. La théorie est recopiée de-ci, de-là et puis elle disparaît dans le fouillis.

  • Il est illustré de manière intelligente. C'est pas un truc austère qui fait peur d'emblée.


En Suisse, je l'ai acheté à 52 CHF. En France, la recommandation de prix est de 25 euros.

Exemple d'appui en mathématique largement inspirée par ce manuel : cf. post :
au carré, au cube (appui en mathématique)

booster l'égo

Par repetitrice :: jeudi 23 novembre 2006 à 0:13 :: ressources pédagogiques
Pas facile de garder motivé un élève qui peine vraiment dans une branche. Petit en-cas motivationnel : lui donner l'occasion de démontrer sa maîtrise dans...une autre branche. Je le fais généralement sous la forme de :"et en.....(sa branche forte), vous faites quoi maintenant ?" Je cherche vraiment à savoir, je lui demande de me montrer. Je propose un autre exercice très semblable, j'augmente les niveaux de difficulté. Je lui apprends "un truc en plus" qu'ils n'ont pas encore vu. Je complimente à profusion puis je reprends la leçon dans l'autre branche. L'intermède dure peut-être 5-10 min mais la confiance en soi de l'élève est généralement reboostée. Quand on travaille longuement sur une matière difficile, la confiance en prend parfois un coup. Il faut donc la réparer de temps à autre, ne pensez-vous pas ?

Et vous, vous faites comment ?

Prête-moi ta plume !

Par repetitrice :: jeudi 26 octobre 2006 à 15:41 :: ressources pédagogiques
Un des objectifs prioritaires de l'enseignement du français est que les élèves soient en mesure de rédiger eux-mêmes des textes. Pour le CYP2 (soit les élèves de 9-10 ans),  les directives officielles de l'Etat de Vaud (version août 2001) indiquent sous ECRIRE que la compétence visée est de : "produire des écrits qui racontent, informent, expliquent, persuadent,convainquent ou jouent avec les mots."
Les compétences associées (je sais, j'utilise des mots un peu étranges, mais je reprends tel quel ce qui figure dans le doc officiel) sont :
  • "identifier le destinataire
  • organiser ses idées selon la visée (raconter, informer, expliquer)
  • produire des textes simples
  • reprendre, corriger, améliorer sa production (régularités phonographiques, lexicales, grammaticale) "
Je crains fort que cela reste un voeu pieux pour trop d'enfants. J'ai plus souvent donné de l'aide pour les maths que pour les français en ce qui concerne cette tranche d'âge, donc j'ai pas une vue très globale. Dans ma pratique, il me semble que c'est là, précisément là, que ça bloque le plus avec les élèves en difficulté (parmi ceux qui lisent correctement).



La rédaction de texte ? C'est la cata. Si tu arrives à les persuader de te faire assez confiance pour qu'ils te pondent un texte - et ça en soi c'est déjà toute une démarche même pour un texte court - , estime-toi heureux/reuse si tu arrives simplement à déchiffrer l'histoire.


L'orthographe, la grammaire, les verbes, tout a totalement disparu, néantisé. On se raccroche à ce qu'on peut : " Là, tu as surtout pensé à ce que tu voulais raconter. C'est bien. Maintenant qu'on a l'histoire, je te propose de me récrire ton texte en corrigeant au fur et à mesure les fautes d'orthographe et tout ça." Il/elle s'exécute (ils sont encore vraiment cools à cet âge), rajoute un "s" par ci par là, supprime une majuscule intempestive ou deux, puis dit : "Voilà". Seulement c'est pas voilà du tout, ça reste un texte - OVNI.

Un court extrait à titre d'exemple :

avant correction :
ces t'ai depuis hier il continuent toujour com ça et Luc à dis ci ca lui arvent sovent.
après correction autonome :
Ces t'ai depuis hier, il continu toujour comme ça et Luc à dis ci ca lui arivé souvent.

Et pourtant, cette élève n'a pas des résultats scolaires catastrophiques. Elle conjugue magnifiquement toute une série de verbes au présent et au futur. Par oral, elle a un vocabulaire riche. Elle lit très bien et souvent. Elle apprend bien ses mots, et tout à fait au courant de l'existence de tout un tas de règles d'orthographe et de grammaire qu'elle applique correctement dans tous les (nombreux) exercices d'application réalisés en classe. Elle est bonne en maths. Elle n'a aucune peine à résoudre des problèmes et un intitulé de type a=4, combien vaut 3a ne lui cause aucune émotion particulière.

Où je veux en venir avec tout ça ? C'est qu'on apprend à rédiger en rédigeant des textes, à gérer la complexité en gérant la complexité, pas en la décortiquant en petits bouts censés être plus simples.
Je ne veux pas ici et sur ce point critiquer les profs. Je ne sais pas comment faire pour aider les enfants à rédiger avec une classe de 24. Le soutien scolaire est ici très utile - et il n'est pas utile pour tout et tout le temps, cf.
ici - dans la mesure où il permet d'entrer dans des textes individuels.

Apprendre à rédiger :

Personnellement, une fois confrontée au texte "corrigé", je pose des questions par oral à l'élève pour qu'il m'aide à déchiffrer ce qu'il a écrit. Exemple : qui est "il", "sovent" c'était pour "souvent" etc. J'essaie de rester légère, le but n'est pas de décourager d'emblée. Puis je dis que je tape le texte pour la prochaine fois. La leçon d'après, j'ai effectivement retapé le texte, mais j'en ai aussi enlevé toutes les erreurs grammaticales et d'orthographe et je le signale en passant.

Pour l'exemple ci-dessus, ça devient :
C'était depuis hier, il continuait toujours comme ça et Luc a dit si ça lui arrivait souvent.

Sous le texte retapé, je pose quelques questions pour que l'élève puisse s'appuyer sur un fil conducteur pour améliorer son texte. Je lui dis que les réponses aux questions vont permettre de compléter son texte. Lorsqu'il/elle répond aux questions, il le fait par écrit et je l'amène à corriger immédiatement les erreurs orthographiques, grammaticales & co.

Ici par exemple : c'est quoi, "comme ça", qu'est-ce qu'il continuait à faire ? Est-ce que tu peux me l'écrire ?
puis : où est-ce qu'on pourrait mettre cette nouvelle phrase ?

La leçon d'après, rebelote, j'ai retapé le texte + mis les nouvelles phrases et parfois ajouté en italique des mots qui facilitent la compréhension comme "aussi", "ensuite" etc. Je demande si ces modifications lui conviennent et on continue à compléter l'histoire ou non. C'est à ce moment là seulement qu'on transforme réellement les phrases en quelque chose de compréhensible. Dans ce cas :
Depuis hier, il était toujours à l'ordinateur. Alors Luc lui a demandé si ça lui arrivait souvent. Petite remarque : je cherche pas la perfection, juste que l'élève compose lui/elle-même des phrases correctes.

Autant que faire ce peut, je me lance dans la "
métacognition" avec des remarques comme :

 "quand tu imagines une histoire dans ta tête, moi je la connais pas, cette histoire. Alors quand tu l'écris, tu dois penser au fait que moi je ne connais rien. Si tu parles de Luc sans m'avoir dit qui c'est, je comprendrai pas ce qu'il vient faire dans l'histoire. Si tu dis il continue "comme ça", moi je ne suis pas dans ta tête, je ne sais pas ce qu'il fait "comme ça", j'arrive pas à comprendre. Donc quand tu écris l'histoire, tu dois aussi réfléchir à comment faire pour que les gens comprennent l'histoire."
- ah ouais, j'y avais jamais pensé." (authentique !!!)

En surfant, j'ai trouvé un site canadien très chouette  + GRATUIT que je vais essayer d'utiliser avec mes élèves :

Prête-moi ta plume :
La suite au prochain épisode

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soir d'orage/pluie fine

Par repetitrice :: mercredi 11 octobre 2006 à 19:50 :: ressources pédagogiques

Elle sait repérer les verbes dans une phrase. Pour le reste, c'est flou. Ils sont en train d'apprendre les adjectifs. "C'est ce qui décrit", lui a-t-on dit. Alors dans une phrase comme : Les soirs d'orages, les petits bateaux rentrent vite au port, elle me dit que "d'orage" est un adjectif. Logique implacable. C'était un cours avant l'été et j'avais été bien empruntée pour lui expliquer pourquoi "d'orage" n'est pas un adjectif.

 

Aujourd'hui, je suis allée dans une librairie, rayon enfants, et là j'ai trouvé un livre miraculeux : Qu'est-ce que c'est ? Comment c'est ? Noms et adjectifs  qui, comme son nom l'indique, est d'une grande aide pour parler des noms et des adjectifs. C'est très bien illustré, rigolo, en plus. Bref, je l'aurai bien acheté mais son prix m'a freiné (c'est pas non plus les yeux de la tête, hein, c'est par rapport à mon budget à moi - très petit).

 

Et puis, en sortant du magasin, je me suis souvenue d'un truc pour différencier les adjectifs : on peut mettre "très" devant.

les très petits bateaux

rentrer très vite au port

une pluie très fine

par contre les soirs très d'orage, ça veut rien dire. Evidemment, c'est pas une explication des plus fines, mais ça permet d'arrêter de sur-généraliser l'explication donnée par l'enseignant (un adjectif, ça décrit).

histoire/géo : hypothèses de travail (1)

Par repetitrice :: lundi 25 septembre 2006 à 14:06 :: ressources pédagogiques
1ère hypothèse :

La matière enseignée est mieux retenue/comprise si la didactique proposée correspond à la manière dont le cerveau traite naturellement l'information.

(Traduction/argumentation :
Notre perception/compréhension des choses n'est pas immédiate. Notre cerveau doit "interpréter" toutes les stimulations perçues. Par exemple : "je frissonne", donne "il fait froid" puis "je vais aller mettre ma jacquette". La sensation de froid est ici "l'information" et le processus qui va de la sensation de froid à "je vais aller mettre ma jacquette" est appelé "traitement de l'information par le cerveau" en psychologie. Bien sûr, chacun traite différemment l'information, mais il y a cependant des  choses qui sont communes à tous.  Par exemple, il est plus facile de mémoriser un schéma simple qu'un texte, etc. La psychologie scientifique étudie ces processus communs ainsi que les différences interindividuelles ou d'origine culturelle. Pour en savoir plus, lire par exemple
ici.
Je formule donc l'hypothèse, - en me doutant bien que je ne suis pas la première ! - que si la manière d'enseigner correspond à la manière dont le cerveau organise le plus souvent l'information, alors l'élève apprend mieux et plus facilement.
)

Il en résulte les deux sous-hypothèses suivantes :

- ce que j'ai raconté sur les exposés efficaces peut être recyclé pour mieux apprendre l'histoire et la géo. (
Vous le trouvez là).

- en histoire /géo, le recours au schème de "résolution de problème" est sans doute souvent pertinent.

Un schème, c'est-à-dire ?

La notion de schème est issue de la psychologie cognitive. La citation ci-dessous en donne une bonne définition :

La psychologie piagétienne nous invite à considérer l’action comme sous-tendue par des schèmes qui lui préexistent et lui survivent, et garantissent une certaine continuité des structures générales de notre fonctionnement par-delà la diversité des situations auxquelles nous sommes confrontés. Une partie croissante de nos actions, lorsque nous devenons adultes, se bornent à consolider des schèmes acquis sans les mettre en cause, parce qu’au gré de l’expérience ils sont devenus relativement efficaces dans des situations stéréotypées. Durant l’enfance et l’adolescence, ou lorsque nous sommes placés dans des situations nouvelles, l’apprentissage devient indispensable : les schèmes dont nous disposons ne sont pas suffisants pour faire face à des environnements et à des problèmes inédits, il ne nous suffit plus de procéder à des ajustements mineurs à partir d’une trame déjà disponible, c’est la trame elle-même qui doit se complexifier, se différencier, évoluer. Là réside l’apprentissage, dans la transformation, la différenciation, la coordination des schèmes existants.
J'ai trouvé ça , c'est un texte de Gather Thurler et Perrenoud, 1991).

une bonne définition que certains auront peut-être besoin que je traduise en langage courant :

Quand le cerveau traite de l'information, il ne réinvente pas la roue à chaque fois. Par exemple, quand vous rencontrez une personne nouvelle, vous ne vous creusez pas la tête 10'000 heures pour savoir comment vous comportez. Vous vous souvenez de ce que votre maman vous a appris et vous lui dites "bonjour", et aussi de ce que vous avez appris plus tard et vous dites un truc du genre " Je suis Isabelle, la copine de Marc, et vous/toi ? " Face à une nouvelle personne, vous utilisez à chaque fois un "schème", une sorte de scénario que vous connaissez à l'avance et qui fonctionne tout le temps et qui permet à votre cerveau de se préoccuper d'autre chose parce que si devant chaque nouvelle personne, vous deviez hésiter entre dire "bonjour", "je suis extrêmement honoré de votre présence ici" et "c'est génial !", ce serait épuisant. Donc, dans toutes les situations usuelles (appelées ici "stéréotypées"), vous dites "bonjour" sans trop réfléchir et quand ça se complique, comme par exemple l'arrivée inopinée du Père Noël dans votre salon, alors là vous vous écarteriez du schème "nouvelle personne" et vous pourriez par exemple dire "c'est génial !".

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La résolution de problème, c'est quoi ?

Ici, je fais référence à la
"résolution de problème" dans le contexte de la psychologie cognitive. Ce domaine d'étude fait l'objet de très nombreuses recherches et publications. Il s'agit généralement de décrire des procédures de résolution de problème .

En parlant de "schème de résolution de problème" appliqué à l'histoire/géo, je veux dire que les élèves, dans leur vie de tous les jours, ont une idée de la manière dont il faut résoudre un problème (quel qu'il soit). Confronté à un problème, ils ont recours à un "schème", un scénarion de "comment je me sors de ce pétrin". Ma proposition est de leur permettre d'avoir recours à ce schème pour structurer la matière en histoire/géo. En bref, leur présenter la matière avec 3 questions essentielles :

  • C'était quoi son/leur problème ? (en géo : c'est quoi leur problème)
  • Qu'est qu'il/elle ils/elles ont entrepris pour le résoudre ?
  • Est-ce que ça a marché ? (en géo : est-ce que ça marche ?).

L'idée sous-jacente étant que ces 3 questions font partie de leur propre schème usuel de résolution de problème et qu'ils auront plus de facilité à réfléchir en histoire/géo si la matière est structurée de cette manière "naturelle".

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